Kingfisher voit loin en s’autorisant un bond de 28,5 % du dividende annuel
Kingfisher voit plus loin. Présentant hier, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels au 29 janvier dernier, un point d’étape sur son plan triennal de «Création de valeur», qui doit s’achever fin janvier 2012, le numéro un européen de l’aménagement intérieur a tracé les grandes lignes de ses ambitions à plus long terme. Le discours a rassuré les opérateurs. Le marché s’est en premier lieu montré sensible au gage de confiance constitué par l’annonce d’un dividende annuel en hausse de 28,5%, à 7,07 pence par titre. Un geste plus prononcé qu’attendu.
Certes le chiffre d’affaires annuel a cédé 0,5% (et 0,9% à données comparables), à 10,4 milliards de livres (11,9 milliards d’euros), et le directeur général Ian Cheshire n’entrevoit pas d’embellie économique à court terme. Mais le groupe s’est félicité d’une amélioration des résultats sur chacune des trois zones géographiques où il exerce. A commencer par la France, avec les enseignes Castorama et Brico Dépôt, où le bénéfice a progressé de 12% à 348 millions, correspondant à une hausse d’un point de la marge brute. Les ventes de Castorama ont progressé de 4,6% à changes constants, soutenues selon le groupe par les effets du programme de modernisation des magasins. Le bénéfice en Irlande et au Royaume-Uni a en parallèle progressé de 11,8% à 243 millions. Surtout, les ventes réalisées sur les autres marchés ont bondi de 5,2% à 1,9 milliard de livres, pour un bénéfice en hausse de 34,3% (171 millions), sur fond de succès en Pologne, en Espagne et en Turquie, ainsi que d’un redressement en Chine. Le bénéfice imposable ajusté de Kingfisher a ainsi affiché sur l’exercice passé une hausse de 22,5% à 670 millions de livres.
A l’avenir, Kingfisher souhaite poursuivre son développement, avec un objectif non daté de 1.100 magasins contre 856 aujourd’hui et évoque l’entrée «à terme» sur de nouveaux marchés. Surtout, excluant la mise en œuvre d’un modèle opérationnel centralisé, mais voulant en finir avec son statut de «conglomérat de la distribution», le groupe souhaite adopter des mesures d’optimisation de son réseau d’enseignes. Notamment, «compte tenu de l’harmonisation des goûts des clients européens, les produits communs pourraient passer de moins de 5% de la gamme actuellement à environ 50%», dans un souci d’«économies d’échelle».
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