Johnson Controls cède ses batteries de voitures à Brookfield
Les motorisations alternatives continuent d’attiser les appétits. Johnson Controls International va céder son activité Power Solutions au fonds d’investissement Brookfield Business Partners pour un montant de 13,2 milliards de dollars en numéraire, a annoncé mardi le groupe diversifié américain. Power Solutions, qui conçoit et fabrique des batteries de voitures, a réalisé un chiffre d’affaires de 8 milliards de dollars au titre de l’exercice 2017-2018. Ses produits équipent environ un tiers des voitures dans le monde avec les marques Varta, Heliar, LTH, MAC, Optima et Delkor.
La transaction, qui devrait être conclue le 30 juin 2019, rationalisera le portefeuille de Johnson Controls, lui apportera de la souplesse financière et lui permettra de redistribuer de l’argent à ses actionnaires, a déclaré George Oliver, le PDG du groupe, dans un communiqué. L’opération permettra à Johnson Controls de se concentrer sur ses activités à destination du bâtiment comme les systèmes de climatisation et de ventilation ou encore les dispositifs d’alarme incendie et de contrôle d’accès. Cette cession est la plus importante transaction effectuée par Johnson Controls depuis la fusion avec Tyco International en 2016.
Sur le montant perçu, le groupe consacrera une somme de 3 à 3,5 milliards de dollars au remboursement de sa dette. L’action Johnson Controls gagne 4,33% vers 17h45 à Wall Street mardi, mais s’inscrit en baisse de 6,6% depuis le début 2018. L’indice S&P 500 a progressé de 2% depuis le début de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
LSEG rachète Octus à Permira pour 3,5 milliards de dollars pour accélérer dans le crédit privé
Le géant britannique des marchés financiers, propriétaire notamment de la Bourse de Londres, signe sa plus grande opération depuis le rachat de Refinitiv. -
L'Agefi alpha - octobre 2026
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française. -
France : l’ajustement est possible
La préférence pour le gradualisme budgétaire est très ancrée en France, nourrie par la peur d’aboutir à des “boucles récessives”, estime Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa. Il existe des moyens d'en sortir. Mais la voie est étroite.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Violences à Milan : l’armée en renfort, mais sans pouvoirs de police
500 militaires supplémentaires seront déployés dans la ville après les violences du week-end, mais leur présence sert plus à rassurer la population qu’à intervenir en cas d’émeute -
La Fabrique de l'Opinion« Les robots pourraient permettre de relocaliser des industries en France »
Alors que la Chine inonde le marché de ses technologies, Anastasia Colosimo et Grégory Lenne, fondateurs d'A.S.I.M.O.V., alertent sur l'urgence d'anticiper la bascule robotique pour sauver l'appareil productif hexagonal -
« On assiste à un renversement » : au RN, l'art de capitaliser sur le désordre
Plutôt que de détailler sa propre doctrine de maintien de l’ordre, le RN et sa candidate Marine Le Pen misent sur les défaillances du pouvoir pour se présenter en recours