JCDecaux doit faire face à la fronde de minoritaires d’Affichage Holding
Le ton monte chez Affichage Holding, société suisse de médias hors domicile, dont JCDecaux est l’actionnaire de référence avec 30% du capital. Un groupe d’actionnaires (dont Starlet Investment et Bruellan Wealth Management détenant un peu plus de 5% des droits de vote) a traîné la plupart des administrateurs de la société devant le tribunal de première instance de Genève en novembre dernier en leur demandant 150 millions de francs suisses. Il réclame maintenant la mise à l’ordre du jour de l’assemblée générale du 26 mai prochain d’une «enquête spéciale» prévue par la législation suisse. Sur les cinq membres du conseil, ces actionnaires demandent la démission de Markus Scheidegger, et la non-réélection de Jean-François Decaux, actuel président du conseil, et de Paul-Henry Binz, vice-président, et proposent de nouveaux administrateurs indépendants. Contacté par L’Agefi, JCDecaux s’est refusé à tout commentaire.
Ces activistes mécontents invoquent la «catastrophique politique d’acquisitions étrangères» du groupe suisse. Selon eux, le conseil d’Affichage a «accepté un total de 150 millions de francs suisse d’investissements pour ses opérations grecques», alors qu’il «n’a jamais demandé un budget ou un business plan fiable». Or, les investissements étrangers «formellement approuvés par tout le conseil, sauf Gilles Samyn», représentant d’Albert Frère, qui détient 25,3% du capital d’Affichage Holding via la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), ont entraîné, «entre Grèce et Roumanie, pour plus de 200 millions de francs suisses de pertes», expliquent les frondeurs.
Depuis plus d’un an Starlet Investment pose des questions au conseil d’Affichage Holding, notamment lors de l’AG 2010, mais selon le fonds, les réponses n’ont toujours pas été apportées. Les actionnaires constatent également que les résultats des enquêtes internes n’ont toujours pas été rendus publics.
En 2010, Affichage a enregistré une perte nette de 52 millions de francs suisses, pour un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 51 millions (+64 millions en Suisse et -13 millions à l’international) et un chiffre d’affaires de 304 millions. Soit une contribution nulle au résultat de JCDecaux l’an dernier, après une contribution négative de 23 millions en 2009, liée notamment à une dépréciation exceptionnelle.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran