InVivo NSA mise sur la rentabilité de l’alimentation pour chiens et chats
Engagé dans un plan visant à doubler son chiffre d’affaires et à tripler son Ebitda dans les dix prochaines années, InVivo Nutrition Santé Animales boucle sa plus importante acquisition. La filiale de la coopérative agricole InVivo rachète la société familiale brésilienne Total Alimentos, numéro trois brésilien des aliments pour chiens et chats. Le prix n’est pas révélé.
Avec 7,8% du marché, l’opération place InVivo NSA derrière le brésilien Lupus (18,3%) et l’américain Mars (10,1%), sur un pays clé: le Brésil assure 10% de la production mondiale de «pet food» derrière les Etats-Unis (38%) et son rythme de croissance atteint 4,4% contre 1,5% pour les Etats-Unis.
Total Alimentos réalise 20 millions d’euros d’Ebitda pour 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et selon Hubert de Roquefeuille, le directeur général adjoint d’InVivo, «des synergies récurrentes ont été identifiées pour un montant supérieur à l’Ebitda de Total Alimentos». L’outil industriel de ce dernier pourrait par exemple venir en soutien des usines brésiliennes d’InVivo NSA aujourd’hui saturées. Les produits premium pour chiens et chats du Brésil pourront aussi être distribués dans le réseau européen d’InVivo.
Rentable et relativement contra-cyclique, l’alimentation pour animaux de compagnie devrait à terme représenter la moitié de l’Ebitda d’InVivo NSA, attendu à près de 200 millions d’euros d’ici à 2025 pour 3 milliards de chiffre d’affaires. Une forme de mini revanche pour la société créée sur les actifs d’Evialis (ex-Guyomarc’h) dont la marque phare Royal Canin avait été vendue par PAI à Mars en 2002 avant qu’InVivo ne reprenne la société.
L’acquisition sera refinancée via la levée de fonds en cours de négociations auprès d’investisseurs financiers et industriels. «Elle devrait être bouclée dans les quinze premiers jours de janvier», précise Thierry Blandinières, le directeur général d’InVivo. La coopérative vise au total entre 450 et 550 millions d’euros, dont un peu moins de la moitié en fonds propres et le solde en dette, ce qui donnerait au maximum entre 33% et 40% aux actionnaires minoritaires. En plus de Total Alimentos, le financement servira pour d’autres acquisitions. Six dossiers sont actuellement à l’étude, en Amérique du Sud, en France ou en Indonésie.
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