La nébulosité des perspectives d’Interparfums sidère le marché
L’action Interparfums accuse la plus forte baisse de l’indice SBF 120 mardi, les investisseurs regrettant que le fabricant de parfums sous licence n’ait pas fourni un objectif de rentabilité précis pour l’exercice 2024. Le titre a chuté en Bourse de 6,4%, à 40,80 euros.
Les dirigeants d’Interparfums prévoient toujours un chiffre d’affaires compris entre 880 millions et 900 millions d’euros pour cette année, mais ils restent «modérément précis» quant à leur prévision de rentabilité pour la période, déplore Oddo BHF dans une note envoyée à ses clients.
Dans un contexte notamment marqué par la montée des craintes sur le dynamisme du secteur du luxe en Chine, où la consommation et le pouvoir d’achat suivent la même trajectoire déclinante, le caractère approximatif des perspectives du groupe inquiète le marché. «La visibilité dont disposent les dirigeants sur leurs activités doit être relativement faible», suggère un analyste basé à Paris.
Inférieur aux attentes
«Si, comme habituellement, nous consacrerons des efforts significatifs en termes de dépenses média sur la seconde partie de l’année, notre marge opérationnelle devrait se maintenir à un niveau élevé sur l’ensemble de l’exercice 2024", a seulement indiqué Philippe Santi, le directeur général délégué d’Interparfums, cité dans un communiqué présentant les résultats semestriels du groupe.
Ces derniers se sont révélés peu enthousiasmants et alimentent un peu plus la déception du marché. Au premier semestre de 2024, Interparfums a enregistré un résultat opérationnel de 92,7 millions d’euros, en baisse de 9% sur un an. Sa marge opérationnelle est ressortie à 21,9% entre janvier et juin derniers, en recul de 3,9 points de pourcentage sur un an, et inférieure au taux de 23% anticipé par les analystes, observe Invest Securities.
Interparfums avait pourtant prévenu la communauté financière que sa marge opérationnelle courante marquerait le pas au premier semestre de cette année, du fait d’une remontée des dépenses publicitaires. Mais cet avertissement a manifestement été négligé par les analystes.
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