Inea accélère sa désintermédiation par une première émission obligataire
Depuis son ouverture fin 2012, le marché des Euro PP séduit particulièrement les foncières françaises. Après Foncière des Régions, Eurosic, Altarea et Foncière des 6e et 7e arrondissements de Paris, c’est au tour de Foncière Inea d’émettre des obligations dans le cadre d’un placement privé.
Conseillée par Rothschild, la foncière spécialisée dans les bureaux et locaux d’activités neufs en régions vient ainsi de lever 30,3 millions d’euros à six ans au taux de 4,35%.
«Cette obligation a été souscrite majoritairement par les institutionnels et family offices déjà actionnaire d’Inea, confie Philippe Rosio, président du directoire. Nos actionnaires nous soutiennent régulièrement depuis notre entrée en Bourse fin 2006. En six ans, notre actif net réévalué (ANR) a progressé de 30% (236 millions d’euros fin 2012) et notre cash flow opérationnel est passé de 1 à 13,3 millions d’euros fin 2012». Inea a levé 40 millions d’euros lors de son entrée en Bourse, puis émis pour 34 millions d’euros d’Oceanes en juillet 2008, et pour 8 millions d’euros de bons de souscription de créateurs d’entreprise en novembre 2009. En décembre 2010, la foncière a réalisé une augmentation de capital avec BSA de 30 millions, BSA exercés à fin 2012 pour 18 millions d’euros. Le capital est réparti entre institutionnels (45%), family offices (20%), fondateurs (15%) et le solde en flottant.
Après cette opération, «la dette conservera une maturité de 6 ans, mais sera plus équilibrée, avec 15 à 20% d’obligataire et le solde en bancaire (financement hypothécaire). Nous avons l’intention de poursuivre cette désintermédiation, ajoute Philippe Rosio. En outre, le coût de la dette du groupe (4,6% fin 2012) sera légèrement réduit, les Oceanes portant du 5,50%».
Les fonds levés pourraient éventuellement servir à racheter une partie des Oceanes, d’échéance janvier 2014, dont le prix d’exercice de 35,40 euros est proche du cours actuel. Mais ce financement devrait surtout soutenir la croissance du groupe, qui pourrait notamment se renforcer à Lyon, Marseille ou Toulouse.
«Si le rythme de commercialisation a ralenti avec la crise, nous comptons bien réduire notre taux de vacance par rapport aux 14% de fin 2012, explique le patron d’Inea. Parmi nos derniers projets, Sunway à Lyon, est en cours de commercialisation, et Ywood à Aix en Provence, développé avec Nexity, est loué à Orange. Ces deux programmes offrent un rendement de 7%».
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