Inditex continue de tisser sans accroc sa toile mondiale

Le résultat net sur neuf mois du distributeur textile espagnol a bondi de 27%, soutenu par la vente en ligne et les marchés émergents
Benoît Menou

Inditex a franchi le cap des 6.000 points de vente le 5 décembre à l’occasion de l’ouverture d’un magasin Zara sur Oxford Street à Londres. Au 31 octobre, date de clôture des neuf premiers mois de l’exercice fiscal dont les résultats ont été publiés hier, le distributeur textile espagnol disposait déjà de 5.887 espaces de ventes, répartis dans 86 pays, pour un effectif total de 116.110 salariés.

Inditex renforce inlassablement sa toile mondiale (360 magasins ouverts dans 54 pays sur neuf mois), réduisant sa dépendance à un marché domestique en berne (dont le groupe conserve une part voisine de 12%), et plus généralement à l’Europe, pour mettre l’accent sur des marchés émergents prometteurs, d’Asie en Amérique latine, pour l’ensemble de ses enseignes (dont Massimo Dutti, Bershka ou Pull & Bear).

Et Inditex entend également briller en ligne, avec le lancement pour la prochaine saison d’une boutique Zara au Canada après celle ouverte en Chine en septembre. Le groupe a clamé hier s’attendre à une hausse annuelle moyenne de 8 à 10% de ses surfaces de vente au cours des prochaines années.

Sur les neuf premiers mois de l’exercice, les ventes nettes ont progressé de 17% à 11,36 milliards d’euros. Mieux, Inditex est une nouvelle fois parvenu à gagner en rentabilité, avec une marge brute en hausse de 0,9 point à 60,5%. De quoi soutenir un bond de 27% du résultat net sur la période, à 1,66 milliard d’euros.

Le dynamisme des ventes se poursuit sur le trimestre en cours avec, selon Inditex, des ventes en devises constantes en hausse de 15% entre le 1er août et le 9 décembre. Ces résultats n’ont pourtant pas surpris les analystes, conquis, à l’image de Bernstein, pour qui la valeur est la plus attrayante du secteur de la mode textile. Le courtier croit en la capacité d’Inditex, numéro un mondial du secteur, à maintenir à moyen terme un rythme soutenu de croissance du chiffre d’affaires et des résultats.

Peter Farren chez Bryan Garnier décèle tout de même un modeste ralentissement de la croissance des ventes en fin de période sous revue et mise sur une «modération» visible à surfaces de vente comparables au second semestre du prochain exercice. Pour l’heure, le marché salue la course à la taille d’Inditex, le titre étant valorisé à 23 fois les résultats 2012 contre un multiple de 19 et 12 pour ses principaux rivaux H&M et Gap.

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