Imerys va devoir se confronter à des effets de base défavorables
Phémonène anticipé par Imerys (lire L’Agefi du 4 novembre ), le mouvement de restockage ne s’est pas poursuivi au quatrième trimestre. Le chiffre d’affaires du leader mondial de la valorisation des minéraux a progressé de 11,1% pour s'établir à 831,5 millions d’euros (à périmètre et changes comparables), une nette accalmie par rapport aux deuxième et troisième trimestres (+22,7% et +16,7% respectivement). L’activité a en outre été affectée en fin d’année par une météorologie défavorable en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Sur l’ensemble de l’exercice, la hausse des ventes atteint 20,7% (+15% à données comparables). «Nos indicateurs opérationnels reflètent ce rebond : résultat opérationnel courant et marge retrouvent leur niveau de 2008», a souligné Gérard Buffière, directeur général. Le RoC s'élève à 419 millions d’euros sur l’année, la moitié des économies réalisées en 2009 (157,8 millions d’euros) ayant été maintenues en 2010. La marge opérationnelle ressort sur l’année à 12,5%, un niveau conforme à l’objectif relevé au mois de novembre, après 9% en 2009.
En 2011, le groupe devra donc compter sur sa capacité à s’affranchir du phénomène non récurrent de restockage. Il s’attend à ce que le marché de la construction en France s’améliore progressivement à partir du second semestre et table sur une poursuite de la croissance dans les pays émergents. De 6% il y a quelques années, leur contribution au chiffre d’affaires a grimpé à 26% l’an dernier. «Sauf événement macroéconomique, il n’y a pas de raison de penser qu’on ne soit pas capable globalement d’avoir une demande sous-jacente en hausse légère en 2011 sur l’ensemble de nos marchés», a soutenu Gérard Buffière, qui devrait transmettre la direction générale du groupe à Gilles Michel lors de la prochaine assemblée générale.
Prêt à saisir «des opportunités qui se présenteront», Imerys affiche une situation financière solide. Le résultat courant net a doublé pour atteindre 240,3 millions d’euros grâce à une bonne maîtrise des frais financiers. Le groupe annonce quelque 2,2 milliards d’euros de ressources financières totales. La dette financière brute s'élève à 1,2 milliard d’euros et aucune échéance de remboursement n’est prévue pour l’exercice en cours. Cela laisse le groupe avec près d’un milliard d’euros de ressources financières disponibles sous la forme de lignes de crédit bilatérales.
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