Hewlett-Packard opère une refonte profonde de sa structure opérationnelle
Hewlett-Packard (HP) fait peau neuve. Le géant américain de l’informatique a confirmé hier avoir fait une offre de rachat de l’ensemble des actions en circulation d’Autonomy Corp, le deuxième éditeur de logiciels professionnels en Grande-Bretagne coté à Londres, au prix de 42,11 dollars par titre, soit un montant total de 10,3 milliards de dollars. Il s’agit de la plus grosse acquisition d’HP sous l’ère de son directeur général, Léo Apotheker. Le groupe avait racheté EDS en 2008 pour un montant de 13,9 milliards de dollars sous la direction de Mark Hurd, après le rachat de Compaq en 2002. Autonomy Corp a lancé un moteur de recherche en 2000, qui a été avalé en 2005 par l’arrivée de Google et Yahoo. Le groupe a néanmoins développé une stratégie de croissance externe dynamique, avec notamment le rachat d’Interwoven en 2009 pour 775 millions de dollars, qui lui a permis de voir ses actions s’envoler de plus de 250% en cinq ans.
Sous la pression de ses actionnaires pour se recentrer sur ses activités à haut niveau de marges, HP envisage également de se séparer de sa division d’ordinateurs, qui souffre de la concurrence avec Dell, les producteurs asiatiques à bas coûts et l’incontournable Apple. Le conseil d’administration «a autorisé l’exploration de stratégies alternatives» pour son activité d’ordinateurs dont, «entre autres», une «séparation totale ou partielle», précise le groupe dans un communiqué. Cette activité a pesé 9,4 milliards de chiffre d’affaires au deuxième trimestre, soit un tiers des ventes totales.
Léo Apotheker cherche ainsi à prendre le tournant du «hardware», un domaine qui ne pèse actuellement que 2,4% du chiffre d’affaires du groupe et 4% de son résultat courant. Le groupe clôture également l’aventure décevante du TouchPad, concurrent de l’iPad, démarrée en juillet au prix de 499 dollars puis baissé de 20% en début de mois, les ventes ne décollant pas.
Après la déception cruelle de l’avertissement de Dell mardi, HP a annoncé un chiffre d’affaires de 31,2 milliards de dollars pour un bénéfice par action de 1,10 dollars au troisième trimestre, en ligne avec le consensus. Mais le groupe a livré des perspectives décevantes au titre de l’exercice 2011, tablant sur des revenus allant de 127,2 à 127,6 milliards, contre 129 à 130 milliards auparavant. Le bénéfice par action est attendu entre 4,82 et 4,86 dollars, pour un consensus à 5,01 dollars.
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