Hésitant entre une IPO et l’offre de Vodafone, Ono se cherche un avenir
Les grandes manœuvres dans les télécom battent leur plein en Europe. Après l’annonce faite jeudi matin par le français Bouygues, qui relève son offre sur SFR, les actionnaires du câblo-opérateur espagnol Ono ont approuvé le principe d’une introduction en bourse (IPO). Ils se ménagent ainsi une possible alternative à l’offre de rachat lancée par Vodafone sur Ono, offre que le conseil d’administration continue néanmoins d'étudier, rapporte l’agence Reuters.
«Pour l’instant, les actionnaires ont donné leur feu vert à une IPO mais cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’accord avec Vodafone dans les jours à venir ou que la société ne sera pas vendue», a déclaré l’un des actionnaires. Après l’assemblée générale des actionnaires, le conseil d’administration s’est réuni à son tour, jeudi, pour étudier l’offre de Vodafone, selon une source distincte, ajoute l’agence de presse. Pour l’instant contrôlé par des fonds de capital-investissement, Ono, également présent dans la téléphonie fixe et mobile, se prépare depuis des mois à une introduction en bourse censée le valoriser à sept milliards d’euros, dette comprise. Le projet serait abandonné en cas de rachat par Vodafone.
Le deuxième opérateur mobile mondial a revu son offre à la hausse. Un rachat d’Ono serait la troisième acquisition fixe de Vodafone en Europe en deux ans. L’opérateur britannique veut améliorer ses réseaux et renforcer sa présence en Europe après avoir revendu en février à Verizon Communications sa part dans leur coentreprise commune Verizon Wireless.
Plus d'articles du même thème
-
Dans la tech, la dette ne s'envole pas chez tout le monde
Alors que la course à l’intelligence artificielle fait rage, la plupart des géants de la tech empruntent comme jamais dans leur histoire pour financer des investissements mirobolants. Par choix ou grâce à leur modèle, certains se montrent toutefois moins dispendieux. -
Worldline maintient ses perspectives annuelles
Le spécialiste des paiements confirme ses perspectives annuelles après une hausse organique de l'activité. Sur l'ensemble de l'exercice, le groupe dirigé par Pierre-Antoine Vacheron prévoit de brûler 40 à 60 millions d'euros de cash. -
Les notaires élisent leur nouveau président
Pierre Jean Meyssan, notaire à Bordeaux, succède à Bertrand Savouré qui a effectué deux mandats consécutifs à partir de 2024.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
MitigéFrance 2030 : trop de subventions, pas assez de stratégie d'après la Cour des comptes
Les magistrats de la rue Cambon saluent la rapidité d'exécution du plan massif d'investissement en cours de déploiement, mais soulignent aussi ses défauts stratégiques -
Mauvais endroit, mauvais momentLoi casseurs-payeurs : la fin de l'impunité ?
Responsabilité collective, sanctions sur les prestations sociales, contrôle des contenus en ligne : la loi, examinée au Sénat, promet fermeté et autorité. Mais elle bouscule aussi la liberté de manifester -
Caméléon« Emmanuel Macron est à la fois le premier sponsor des réseaux sociaux et un lanceur d’alerte »
Après les violences du 17 octobre, le président de la République relance l’idée de restreindre, voire de couper l’accès aux réseaux sociaux en cas d’émeutes. Sans aller jusqu'à parler de virage autoritaire, le député Renaissance des Côtes-d’Armor Eric Bothorel met en garde contre « une pente dangereuse ».