Hermès se prépare à battre de nouveaux records en 2011
Après Burberry et LVMH, Hermès confirme la santé insolente du marché du luxe! Fort d’une hausse de 18,2% de son chiffre d’affaires à changes constants (+15,8% en données publiées) à 683 millions d’euros au troisième trimestre, le sellier du faubourg-Saint-Honoré a relevé une seconde fois son objectif de croissance des ventes pour cette année.
Hermès table désormais sur une hausse de 15 à 16% à taux constants de son chiffre d’affaires. Le groupe tablait initialement en février dernier sur une hausse de 8% à 10%, avant de relever une première fois sa fourchette de 12% à 14% en juillet. Toutefois, la prudence reste largement de mise. Hermès souligne une nouvelle fois que tout dépendra de «la capacité des métiers à répondre à l’accélération de la demande en prévision des fêtes de fin d’année». Cette faible capacité de production, particulièrement dans la maroquinerie, a déjà fortement pesé sur l’activité de la France au troisième trimestre, en très fort ralentissement à +5,4%, contre +21% au premier semestre.
En attendant, ce nouvel objectif «ne semble pas très ambitieux», note UBS. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, Hermès affiche encore une croissance de 20,2% en léger ralentissement par rapport aux 21% du premier semestre. D’ailleurs les analystes anticipent une progression supérieure : 15,5% pour Kepler, 17% pour Raymond James et CA Cheuvreux, et 18,5% pour CM-CIC. A changes courants, le consensus Bloomberg prévoit une croissance de 14,9% à 2,76 milliards d’euros.
Le sellier en profite également pour relever son objectif de marge opérationnelle courante «légèrement supérieure» au niveau historique de 27,8% enregistré l’an dernier. Le consensus vise une marge de 29,5%. Kepler et Raymond James espèrent même 30,5%.
Si le titre Hermès a rebondi de 3,09% sur ces perspectives, à 252,20 euros, la valeur n’offre plus aucune liquidité. En neuf mois, le sellier a racheté 1,2 million d’actions, soit près de 1,2% du capital, pour 273 millions d’euros, mais a cessé ses rachats depuis la fin septembre. Entre la détention familiale (73%), la part de LVMH (21,4%), et l’autocontrôle (autour de 1,5%), le flottant est limité à 4%!
Quant au holding familial, qui regroupera 51% des titres Hermès, il est «en cours de création […] et sera fini avant Noël», assure Patrick Thomas, gérant d’Hermès. Parmi les actionnaires familiaux, 52 détenant 63% du capital, apporteront l’essentiel de leur participation à ce holding.
Plus d'articles du même thème
-
LVMH cède Marc Jacobs à WHP Global et G-III Apparel
Le géant français du luxe poursuit la rationalisation de son portefeuille de marques. Si le montant n’est pas officiellement dévoilé, les acquéreurs - WHP, propriétaire de Vera Wang et G-Star, et G-III, détenteur de Lagerfeld et DKNY - lèvent 850 millions de dollars pour financer l’opération. -
Le Congo poursuit ses émissions d’eurobonds
Six mois après son retour sur le marché des eurobonds, le pays vient de lancer une opération de rachat d’obligations et une nouvelle émission obligataire de 575 millions de dollars alors qu’il entame des discussions avec le FMI. -
Le cinéma réécrit son scénario pour attirer les épargnants
Porté par de nouveaux fonds, le financement du cinéma cherche à sortir de la logique de défiscalisation pour devenir une véritable classe d’actifs.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
442 mises en demeure et six signalements à la suite de contrôles effectués dans les écoles privées
S’il « n’y a pas eu de nouveau Bétharram », selon le ministre de l’Education, Édouard Geffray, on compte néanmoins 442 mises en demeure et six signalements au procureur -
EXCLUSIFAllègements de charges : le dilemme du gouvernement
Selon nos informations, le gel du barème empêcherait les réductions de charges de gonfler d'un peu plus de 2 milliards d'euros, le barème étant normalement indexé sur le Smic, qui va augmenter de 2,4 % au 1er juin. -
Quand Emmanuel Grégoire donne raison à #SaccageParis
Le successeur d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris a choisi de ne pas nommer d'adjoint au Patrimoine, lui préférant le « design et à l’esthétique » en décrétant un « droit au beau » dans tous les quartiers