Heineken rachète les pubs de RBS pour relancer son activité britannique
Confronté à une érosion continue des volumes de bière vendus au Royaume-Uni, Heineken reprend les choses en main. Le numéro trois mondial rachète les 918 pubs que détenait Royal Bank of Scotland. Le brasseur assurait déjà leur exploitation depuis 1999 mais n’en était pas propriétaire. Le montant de la transaction s’élève à 412 millions de livres (480 millions d’euros), sans reprise de dettes ni de trésorerie. A cette somme s’ajoutent 10 millions de livres pour solder le contrat avec RBS, ainsi qu’une charge exceptionnelle supplémentaire de 28 millions de livres afin de tenir compte de l’amortissement accéléré du contrat d’exploitation des pubs.
La chaîne de pubs est valorisée 7,9 fois son excédent brut d’exploitation pour l’année en cours (52,3 millions de livres), soit dans la fourchette de prix du secteur, entre les 7 fois de Punch Taverns et les 8,7 fois d’Enterprise Inns. Ces 918 établissements s’ajouteront aux 462 déjà détenus en Grande-Bretagne par Heineken, ce qui fera du brasseur néerlandais l’un des principaux propriétaires de pubs du pays, très loin tout de même des 6.289 d’Enterprise Inns.
«L’opération est petite mais c’est un mouvement intéressant qui permet d’intégrer la vente et la production», apprécient les analystes de CreditSights, d’autant que Heineken «reprend un actif qu’il connaît bien à un prix raisonnable sans trop réduire sa capacité financière». Le groupe financera l’opération grâce à ses disponibilités et à ses lignes de crédit existantes, dont celle de 2 milliards d’euros à cinq ans obtenues en mai dernier. Le brasseur assure que le rachat sera créateur de valeur dès la première année d’intégration.
Le groupe néerlandais devra toutefois redynamiser la chaîne. Le secteur traverse une crise sérieuse depuis plusieurs années en raison de la faiblesse de la consommation des ménages britanniques mais aussi de l’interdiction de fumer dans les bars ou de la concurrence de la vente de bières en supermarchés. Selon la British Beer & Pub Association, 25 pubs ferment chaque semaine. En 2010, le marché britannique de la bière a baissé de 4%, indique Heineken.
Pour la banque, il s’agit de réduire la taille de son portefeuille d’activités non stratégiques constitué en 2009. Le montant de celui-ci s’élevait à 105 milliards de livres fin septembre.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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