Hautes fonctions de l’UE : rendez-vous en juin
J’espère que nous pourrons apporter de la clarté en juin», a déclaré Donald Tusk, le Président du Conseil européen, à la suite de la rencontre des chefs d’État et de gouvernement, mardi 28 mai dans la soirée.
Celle-ci avait pour objectif d’entamer les discussions sur les nominations et élections aux hautes fonctions de l’Union européenne dont le mandat des actuels titulaires va toucher à sa fin : la Présidence de la Commission européenne, la Haute-représentation de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, la Présidence du Conseil européen et la Présidence de la Banque centrale européenne. Chacun a déclaré à la sortie que les dirigeants s’étaient mis d’accord sur l’agenda européen et les processus, sans avoir évoqué de nom.
La date de cette rencontre n’a pas été choisie par hasard. Après les élections européennes, qui ont vu les chrétiens-démocrates du PPE arriver en tête au Parlement européen, les tractations ayant tout particulièrement trait à la Présidence de la Commission ont débuté.
Plusieurs points sont à prendre en considération. D’une part, pour constituer une majorité au sein du Parlement européen, au moins trois partis (le PPE, les sociaux démocrates avec les libéraux et/ou les écologistes) doivent s’entendre. Notamment pour élire le ou la président(e) de la Commission, proposé(e) par les dirigeants européens. D’autre part, la plupart des familles politiques ont désigné il y a plusieurs mois des têtes de liste (Spitzenkandidaten) pour la présidence de la Commission.
Et si une réunion des présidents des groupes politiques du Parlement a permis à une majorité d’entre eux (hormis les libéraux) de réaffirmer leur attachement à l’élection d’un Spitzenkandidat à la tête de la Commission, les chefs d’État ne l’entendent pas de la même oreille. «Nous avons acté ce soir qu’il n’y avait pas d’automaticité du Spitzenkandidat et donc que nos institutions devaient être respectées, que les pouvoirs de chacun devaient être respectés», a déclaré le Président français, Emmanuel Macron.
Manfred Weber, le Spitzenkandidat du PPE, et Frans Timmermans pour les sociaux-démocrates, ont globalement reçu l’appui des dirigeants issus de leur famille politique lors de l’arrivée de ces derniers. Tandis que Margrethe Vestager apparaît comme la candidate des libéraux. D’autres noms ne sont pas à exclure.
La réunion du Conseil européen des 20 et 21 juin devrait permettre d’en savoir plus. La recherche d’un équilibre géographique et de genres devrait par ailleurs marquer les négociations.
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