Hammerson attend un nouveau relèvement de Klépierre
Nouvelle offre. Nouveau refus. Pourtant Hammerson ne semble plus opposé à un rachat par Klépierre. A l’issue d’une rencontre entre les deux dirigeants des deux foncières lundi soir, le conseil d’administration du groupe britannique a déclaré hier avoir reçu une nouvelle proposition de la part de Klépierre, à 635 pence par action, soit une hausse de 3,3% par rapport à l’offre du mois dernier. Une proposition «décevante» pour Liberum Capital. «Nous nous attendions à une offre révisée plus ambitieuse», note Goodbody Stockbrokers. Le groupe français de centres commerciaux propose toujours un paiement à 50% en nouveaux titres Klépierre et à 50% en numéraire. Cette nouvelle offre représente une prime de 45% sur l’action Hammerson avant la première offre, et une décote de 18% sur l’actif net réévalué (ANR) 2017 d’Hammerson, et de 20% sur l’ANR du premier trimestre 2018. L’action Klépierre cédait hier 0,12% à 32,92 euros, se traitant avec une décote de 17% sur son ANR 2017.
Après avoir examiné «attentivement» la proposition révisée du groupe français, le conseil de la cible l’a de nouveau rejetée à l’unanimité, considérant qu’elle «continue de sous-valoriser très significativement la société» et qu’elle «représente seulement une augmentation marginale» par rapport à l’offre initiale. Toutefois, le conseil d’Hammerson «reste ouvert à toutes discussions sur une proposition de Klépierre reflétant correctement la valeur de la société». La foncière britannique n’évoque même plus le rachat d’Intu, après avoir annoncé la semaine dernière que le dossier était suspendu dans l’attente d’une position plus claire de Klépierre. Conformément à la réglementation britannique, Klépierre doit annoncer une offre ferme avant lundi prochain 16 avril 17h00, sous réserve d’éventuelle prolongation de ce délai.
Le marché ne semble pas croire à ce rapprochement. L’action Hammerson cédait hier 0,69% à Londres à 521,40 pence, reculant de 3,7% depuis le 19 mars, jour où l’offre de Klépierre a été officiellement annoncée. «Le manque apparent de conviction de la part de Klépierre [indique] qu’il ne compte pas faire une offre formelle beaucoup plus élevée», note le courtier Stifel. Néanmoins, «nous pensons qu’une offre de 650 pence ou plus serait très tentante, compte tenu des difficultés du secteur de la distribution au Royaume-Uni et des pressions sur les prix des actifs», estiment les analystes de Peel Hunt. Reste à savoir jusqu’où Klépierre pourrait monter…
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