Groupon essuie un sévère revers de fortune sur sa stratégie d’introduction
Vilain temps pour Groupon. La plus grosse IPO d’une société internet depuis Google avec 700 millions de dollars levés et une valorisation de 12,7 milliards, ne serait finalement qu’un leurre si l’on en croit la violente correction subie par l’action ces derniers jours. En hausse de 31% en fin de semaine dernière par rapport à son cours d’introduction en Bourse du 4 novembre dernier de 20 dollars, l’action a chuté mercredi soir de 16% sur le Nasdaq pour la troisième séance consécutive. A 16,96 dollars, le titre affiche désormais une décote de 15% par rapport à sa cotation initiale et de 46% par rapport à son plus haut de 31,14 dollars enregistré en première séance. Lou Kerner, analyste chez Liquidnet met en avant «la difficulté de fixer le prix d’une IPO de sociétés à forte croissance».
«Il y a des aspects fondamentaux à cette baisse. La faiblesse du commerce en ligne est en cause» rajoute John Aiken, responsable de la recherche actions chez ITG Investment Research. Les analystes craignent une compression des marges du fait de la hausse des coûts de marketing et de l’intensification de la concurrence avec notamment LivingSocial.com, soutenu par Amazon.com. Groupon a essuyé une perte nette de 308,1 millions pour les neuf premiers mois de l’année contre 77,7 millions un an plus tôt.
Au-delà des inquiétudes sur la pérennité de ses résultats, Groupon paie cher sa stratégie visant à avoir mis sur le marché une faible part de flottant afin de doper sa valorisation. Le site a mis en vente 5,8% de ses actions, contre 7,2% pour l’IPO de Google en 2004, 8,3% pour celle de LinkedIn en mai dernier et un flottant moyen de l’ordre de 20 à 25% des parts du groupe lors d’une IPO classique.
La faiblesse du flottant a favorisé les opérations de «short selling» qui parient sur la baisse du titre. Bruce Turner, président de Quadriserv, plate-forme de trading électronique, estime que le coût annualisé d’emprunt des actions de Groupon pour ce type d’opération a chuté de 96% à 21%.
L’action de LinkedIn a chuté de 25% depuis l’annonce début novembre d’un placement secondaire de 8,7 millions de titres, contre 7,8 millions d’actions émises lors de son IPO. Pandora a vu le cours de son action réduit d’un tiers depuis le lancement de son IPO en juin et l’action Renren, «le Facebook chinois», traite avec une décote de 74% par rapport au cours de son IPO.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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