Goldman Sachs valorise Facebook à 50 milliards de dollars
Facebook suscite autant de convoitises que d’interrogations. Le New York Times a révélé que Goldman Sachs aurait investi 450 millions de dollars dans le site de réseau social. Une transaction qui valoriserait Facebook à environ 50 milliards de dollars, un montant écrasant la valorisation de ses comparables eBay, Yahoo et Time Warner. La société d’investissement russe Digital Sky Technologies, qui détient déjà environ 10% du capital de Facebook selon des déclarations récentes de son dirigeant, Yuri Milner, aurait investi 50 millions supplémentaires pour éviter toute dilution de ses parts.
Dans le même temps, l’opacité des comptes des sociétés internet non cotées en Bourse a éveillé les soupçons de la Securities and Exchange Commission (SEC). Celle-ci a diligenté une enquête sur le recours au marché privé par Facebook, mais également Twitter, le site de jeux en ligne Zynga ou le site de réseau professionnel LinkedIn, pour vendre ou acheter leurs propres actions. La SEC souhaite vérifier que ces sociétés ont moins de 500 actionnaires. Dans le cas contraire, elles auraient l’obligation de déclarer au public des informations financières importantes, dont leurs résultats. Les investisseurs se demandaient déjà ce qui retenait Facebook de faire son entrée en Bourse. L’enquête de la SEC et la valorisation du groupe devraient encore renforcer la pression sur Mark Zuckerberg, son PDG, pour une prochaine IPO.
Si Facebook ne publie aucun résultat, les analystes estiment que la société dégage des profits et pourrait afficher un chiffre d’affaires annuel d’environ 2 milliards de dollars. Les 50 milliards de dollars représentent ainsi une valorisation d’environ 25 fois le revenu annuel estimé. Un niveau de valorisation gargantuesque comparé à la référence du secteur, Google, valorisé 8 fois son chiffre d’affaires 2009 et 6 fois celui estimé pour 2012.
La rapidité de l’ascension de Facebook rend néanmoins très difficile la fixation d’une valorisation fiable. Une étude du cabinet Experian Hitwise publiée la semaine dernière faisait de Facebook le site le plus visité devant Google en 2010 aux Etats-Unis, poussant certains analystes à prédire un doublement du chiffre d’affaires en 2011 et en 2012, ce qui ramènerait sa valorisation actuelle à des niveaux proches des multiples de Google d’ici à fin 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels. -
Le coût de financement obligataire s’envole pour Meta
La maison mère de Facebook a placé 15 milliards de dollars et 9 milliards d’euros d’obligations au cours des deux derniers jours. La demande a été importante grâce à des concessions élevées sur le coût du financement, notamment pour la transaction inaugurale en euro. -
Les PMI chinois sont en repli en octobre
Contrairement aux attentes, l’indice PMI RatingDog de la Chine pour les services recule, un phénomène nouveau qui suggère que l’activité n’est pas aussi dynamique qu’elle semblait l’être.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent -
Déroute de TrumpMidterms : le temps d’une nuit, centristes et socialistes du parti démocrate ont fait front commun
Les jeunes des Democratic Socialists of America trinquent à la victoire des démocrates à travers le pays. Y compris ceux qu’ils accusaient hier d’être « trop mous » face à Donald Trump et trop modérés. Mais la fête finie, la bataille pour le parti commence