Goldman Sachs AM et Amundi ont féminisé leur conseil
L’égalité femmes-hommes fait les beaux jours des fonds thématiques et ESG, mais les gérants d’actifs ne s’appliquent pas tous à eux-mêmes ces bonnes pratiques. Chez les plus grands asset managers mondiaux, le taux de féminisation des conseils d’administration n’atteint en moyenne que 26,8%, selon le Gender Diversity Index publié pour la première fois par L’Agefi et le spécialiste de la gouvernance Ethics & Boards (lire aussi L’Agefi Hebdo du 7 mars).
«27%, c’est à peu près le taux de féminisation des conseils des grandes sociétés cotées américaines et anglaises, relève Floriane de Saint Pierre, présidente et fondatrice d’Ethics & Boards. En revanche, on est loin du taux de féminisation des grandes sociétés cotées françaises, avec 43,8% de femmes dans les conseils du CAC 40». Sur les 20 sociétés qui composent l’indice, 16 ont moins d’un tiers de femmes à leur conseil.
Deux acteurs se distinguent : Goldman Sachs Asset Management (GSAM), où la parité règne, et Amundi, qui doit respecter en tant que société française le quota de 40% fixé par la loi Copé-Zimmermann. BNP Paribas AM et l’allemand DWS sont les deux seuls autres gérants à dépasser le tiers d’administratrices.
Les asset managers ont aussi des progrès à faire en matière de transparence. A l’origine, les 35 premiers gestionnaires d’actifs au monde par les encours ont été passés au crible. Mais 15 d’entre eux sont soit dépourvus de conseil (comme JPMorgan AM), soit ne publient pas d’information sur leur gouvernance, soit se refusent à les confirmer ou à les fournir à la demande.
La diversité des conseils d’administration ou de surveillance ne constitue cependant qu’une des facettes de la mixité. Le combat se joue aussi dans d’autres instances de direction. Exemple avec Axa IM, bon dernier de l’indice. «Ces dernières années, nos efforts se sont portés sur le management board, notre équipe de direction exécutive. Il compte aujourd’hui 40% de femmes, dont deux dirigent des plates-formes de gestion», explique un porte-parole de la filiale d’Axa.
Rares sont encore les femmes à diriger un groupe de gestion d’actifs. Outre Mary Erdoes, chez JPMorgan AM, et Anne Richards, recrutée l’an dernier chez M&G par Fidelity International, Michelle Scrimgeour vient d’être nommée à la tête du britannique Legal & General Investment Management. Signe des temps, le numéro deux européen du secteur a examiné trois profils féminins contre une candidature masculine.
{"title":"","image":"198219»,"legend":"","credit":"Illustration L\u2019Agefi."}
Plus d'articles du même thème
-
La transmission d’entreprise pâtit de la procrastination du dirigeant
Le baromètre Grant Thornton souligne que la déstabilisation des équipes est perçue comme le risque principal d’une opération insuffisamment préparée. -
Heineken opte pour une direction hors-les-murs pour tonifier ses ventes
Le brasseur nomme Rafael Oliveira, en tant que nouveau PDG. Avec le choix de ce profil externe, issu du secteur du café, le néerlandais espère trouver la bonne recette de sa relance commerciale. -
Bernie Sanders veut taxer les géants de l'IA pour créer un fonds souverain de 7.000 milliards de dollars
Le sénateur indépendant du Vermont a déposé un texte de loi instaurant une taxe ponctuelle de 50 % en actions sur les grandes entreprises d'intelligence artificielle. Il deviendrait potentiellement le plus grand fonds souverain au monde. L'idée promeut un partage de la richesse alors que les éditeurs eux-mêmes anticipent des destructions d'emplois à cause de leur technologie.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
#DigitalCitizenInformation et IA : la forme avant le fond
A l'ère de l'IA générative, les plus jeunes semblent accorder leur confiance à ce qui paraît cohérent et à la mise en scène de l’information plus qu'à la vérité elle-même -
Tribune libreFinances publiques : le poison de l’effet cliquet
Alors que la dette devrait atteindre 118 % du PIB à la fin de l'année, le gouvernement prépare le budget 2027 sous la pression. Chaque coup de frein déclenche une levée de boucliers sociale et politique, expliquent Philippe Juvin et Jean-René Cazeneuve -
Cui qui dit qui y'estCanicule : en Allemagne, l'Etat et les collectivités territoriales se renvoient la balle
Outre-Rhin, l'adaptation au changement climatique n'est pas du ressort de l'échelon fédéral. Les communes se plaignent toutefois de ne pas avoir les moyens