GM sort de sa léthargie le marché américain des IPO
Avec un potentiel de levée total de 22,7 milliards de dollars, l’IPO de General Motors restera celle de tous les superlatifs. Devançant Visa (19,6 milliards levés en 2008), GM pourra revendiquer la plus grosse IPO de l’histoire si toutes les options sont levées, surclassant ainsi l’opération menée par AgBank en juillet dernier (22,1 milliards).
Mais au-delà de son aspect symbolique, ce placement offre surtout une bouffée d’oxygène à un marché américain des IPO qui peinait à décoller. Selon Dealogic, les émissions d’émetteurs américains stagnaient jusqu’ici à 15,6 milliards de dollars, soit à peine 12% de plus qu’il y a un an à la même date. Les chiffres restaient de surcroît inférieurs à ceux de l’ensemble de 2009, qui avec 16,7 milliards a pourtant constitué un creux (voir graphique).
Avec GM, la physionomie change radicalement. Les volumes sont alors multipliés par 2,8 sur un an, à 38,3 milliards. Les niveaux de 2006 ne semblent plus très loin et pourraient même être dépassés, Dealogic recensant encore un pipe-line local de près de 10 milliards de dollars.
Au niveau mondial, l’impact est plus mesuré du fait du poids de l’Asie sur le marché cette année. Ceci dit, GM représente tout de même à lui seul 10% des volumes mondiaux réalisés jusqu’ici. Ce qui, compte tenu des 47 milliards de dollars toujours dans les tuyaux, devrait aider le marché mondial à boucler sa deuxième meilleure année après 2007.
Finalement, c’est dans le classement des banques que l’effet GM est le moins sensible, la plupart ayant participé au deal. Seule UBS (exclue suite à la communication hâtive d’un analyste maison) en fait les frais. La banque perd ainsitrois places aux Etats-Unis (10e) et une place au niveau mondial (8e).
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