GlaxoSmithKline peine à racheter son partenaire Human Genome Sciences
Les grands laboratoires pharmaceutiques peinent à réaliser des acquisitions amicales sans en payer le prix! Alors que Roche vient de renoncer à Illumina en refusant de rehausser une nouvelle fois son offre, GlaxoSmithKline (GSK) s’est vu notifier une fin de non-recevoir par Human Genome Sciences (HGS), qu’il convoite.
GSK a annoncé hier avoir fait une offre au laboratoire américain HGS à 13 dollars par action en numéraire, le valorisant 2,6 milliards de dollars (2 milliards d’euros). Une offre présentant une prime de 81% sur le cours de mercredi. Toutefois, le titre flirtait avec les 30 dollars en avril 2011. GSK semble ainsi profiter de la faible valorisation actuelle. D’ailleurs, l’action doublait hier à mi-séance, s’établissant au-dessus de l’offre, autour de 14 dollars. L’offre actuelle valorise HGS 11 fois son chiffre d’affaires 2012, contre 20,3 fois pour les biotechs acquises l’an dernier, selon Bloomberg. Ce qui laisse une marge pour relever le prix offert.
«Après avoir travaillé en collaboration avec Human Genome Sciences depuis près de vingt ans, nous croyons qu’il est stratégiquement clair et financièrement logique de rapprocher nos deux sociétés», a déclaré Andrew Witty, directeur général de GSK, conseillé par Lazard et Morgan Stanley. Pour GSK, la propriété complète des molécules développées en commun – Benlysta, contre le lupus; albiglutide, contre le diabète; et darapladib, contre les maladies cardiovasculaires – permettra de «simplifier et optimiser la R & D, et le développement commercial de ces produits, tout en garantissant le potentiel de la valeur à long terme de ces actifs». De fait, «quand on a tant de projets ensemble à un stade avancé de développement, il est logique de vouloir les intégrer à 100%», explique un analyste. De ce rapprochement, GSK anticipe 200 millions de dollars de synergies de coûts en 2015, tandis que l’opération serait relutive sur les bénéfices début 2013.
En revanche, le conseil de HGS a estimé que l’offre ne reflète pas «la valeur inhérente» du groupe. Le laboratoire américain se dit prêt, éventuellement, à se vendre et a demandé à Goldman Sachs et à Credit Suisse d’explorer toutes les alternatives stratégiques dans le meilleur intérêt de ses actionnaires. Dans le cadre de ce processus, HGS a demandé des informations supplémentaires à GSK sur les produits développés en commun.
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