Genzyme poursuit son programme de cessions
Alors que les discussions entre Sanofi-Aventis et Genzyme ne semblent pas avancer, la biotech américaine a annoncé hier la cession de son activité de produits de diagnostic au groupe japonais Sekisui Chemical pour 265 millions de dollars (194 millions d’euros) en cash. Pour cette vente, Genzyme a été conseillé par Credit Suisse et Goldman Sachs.
«Avec cette transaction, nous continuons d’exécuter notre plan visant à accroître la valeur pour nos actionnaires, a expliqué Henri Termeer, PDG de Genzyme. Cette vente s’inscrit dans le cadre de notre stratégie d’allocation de nos ressources aux secteurs clés pour notre croissance future, comme la production, les maladies rares, et notre portefeuille de produits».
En mai dernier, le groupe américain avait annoncé qu’il chercherait des alternatives stratégiques pour trois de ses activités : les produits de diagnostic, les tests génétiques, et le matériel pharmaceutique. En septembre Genzyme avait cédé sa génétique à Laboratory Corporation of America (LabCorp) pour 925 millions de dollars en numéraire.
Le produit de ces différents désinvestissements «peut être utilisé pour le financement de la seconde partie du programme de rachat d’actions de deux milliards de dollars», rappelle la biotech.
Cette cession ne devrait pas influer sur l’offre de Sanofi-Aventis. En effet, ce plan a été annoncé en mai alors que les premières rumeurs d’offre du laboratoire français datent de juillet dernier. L’offre ferme, déposée début octobre, prenait en compte ce programme. D’ailleurs, le laboratoire français s’est refusé hier à tout commentaire. Sanofi-Aventis offre 69 dollars par titre, alors que Genzyme estime valoir entre 84 et 89 dollars après avoir dévoilé des objectifs 2011 très ambitieux. Pour autant le marché ne semble pas y croire, puisque le titre Genzyme ne décolle toujours pas depuis le lancement de l’offre et cotait hier à mi-séance 70,10 dollars. Le directeur général de Sanofi-Aventis, Chris Viehbacher, a déjà déclaré qu’il n’était pas pressé, mais qu’il était prêt à relever son offre si Genzyme apportait des preuves justifiant un dernier relèvement. Pour l’heure, le laboratoire français ne semble toujours pas convaincu….
Plus d'articles du même thème
-
La remontada d’Intel illustre le retour en grâce boursier des semi-conducteurs
Intel a grimpé de 24% en Bourse vendredi 24 avril, et de 134% depuis début janvier. Il profite du retour en grâce des processeurs CPU. Le secteur de semi-conducteurs fait presque office de valeur refuge dans un contexte géopolitique incertain. -
La Fed va commencer à préparer l’après Jerome Powell
La réunion du dernier FOMC puis la dernière conférence de presse présidées par Jerome Powell seront scrutées de près mercredi. Moins pour la décision d’un très probable statu quo que pour les messages qui en ressortiront sur le positionnement plus ou moins restrictif de la Fed avant l’arrivée de Kevin Warsh. -
Bercy ajoute le Vietnam à la liste des Etats non coopératifs en matière fiscale
A contrario, les Fidji, les Samoa et Trinité-et-Tobago quittent cette liste.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Contenu de nos partenaires
-
EditorialRapport Alloncle sur l'audiovisuel public : une publication bienvenue
Sur le fond, sauf à considérer France Télés et Radio France intouchables, les préconisations qui ont fuité ne méritent pas les cris d'orfraie relayés avec complaisance -
Course contre la montreEt si le blocus de Trump faisait plier l'Iran ?
L'Iran pourrait subir une vraie asphyxie économique à cause du blocage de ses ports par les Etats-Unis. Jusqu'à pousser le régime à négocier ? Seulement si Téhéran cède avant Washington... -
Du balaiForvia s'allège de sa division équipements intérieurs, cédée à Apollo
Très endetté (6 milliards d’euros, soit 1,7 fois l’Ebitda ajusté, à fin 2025), l'équipementier automobile Forvia (ex Faurecia) va vendre sa division d’aménagements intérieurs (planches de bord, panneaux de porte...) au gestionnaire d’actifs américain Apollo, pour 1,82 milliard d’euros. L’opération va lui permettre d’alléger son bilan. La dette sera ainsi ramenée à 4,5 milliards.