General Motors présente finalement les détails de son retour en Bourse
General Motors a déposé hier auprès de la SEC le document de référence de son retour en Bourse. Une étape cruciale. Le constructeur automobile américain entend placer, comme attendu, quelque 365 millions d’actions ordinaires à un prix unitaire de 26 à 29 dollars, soit au total jusqu’à 10,6 milliards de dollars. GM souhaite également placer jusqu’à 3 milliards de dollars de titres préférentiels convertibles à une date ultérieure en actions ordinaires.
Le syndicat de placement pourrait vendre 54,75 millions d’actions ordinaires et neuf millions d’actions préférentielles de plus si la demande le justifie, ce qui porterait le montant total de l’IPO à 15,65 milliards de dollars.
La mise à prix définitive devrait intervenir le 17 novembre, après une tournée de présentation, pour un début des négociations en Bourses de New York et de Toronto le lendemain.
L’IPO valoriserait ainsi le groupe à 41 milliards de dollars, selon le point médian de la fourchette de prix indicative. Ce qui signifie que le Trésor américain ne rentrera pas dans ses frais. Il faut en effet à General Motors une capitalisation de l’ordre de 70 milliards de dollars si l’Etat veut réaliser une opération blanche.
«Je pense que c’est politique … (Washnigton veut) en finir voilà tout, quitte à subir une perte d’une dizaine de milliards de dollars; c’est une goutte d’eau», avance un gérant cité par Reuters.
Cette introduction en Bourse, la plus importante outre-Atlantique depuis celle de Visa en 2008, verrait la participation de l’Etat, actionnaire de GM à l’issue d’un plan de renflouement public, passer de 60,83% à un peu plus de 43,26%. Le Canada et l’Ontario pensent ramener leur participation combinée de 11,67 à 9,64%, et le trust VEBA du syndicat United Auto Workers réduirait la sienne de 19,93 à 15,33%.
General Motors est sorti du bois quant aux modalités de son IPO alors que le consultant Autodata faisait part hier d’une progression de 13% en octobre du volume d’immatriculations aux Etats-Unis, à 12,26 millions d’unités en rythme annualisé. GM s’est contenté d’une hausse de 3,5%. GM a tout de même avancé hier qu’il comptait publier pour le troisième trimestre un bénéfice net de 1,9 à 2,1 milliards de dollars et ajouté qu’il serait bénéficiaire sur l’ensemble de l’exercice annuel.
Plus d'articles du même thème
-
Les gestions reviennent avec confiance vers les actions
Les actions pèsent de nouveau la moitié du portefeuille du Panel Allocation. Ce regain s'opère au détriment de l’obligataire et du cash. -
Les gérants crédit continuent de miser sur le portage
Le Panel Crédit de L’Agefi reste prudent, compte tenu du niveau serré des spreads mais continue de jouer la classe d’actifs pour son rendement, soutenu par la hausse des taux. -
La Banque du Japon cherche le bon dosage de ses outils de politique monétaire
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
- BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
Contenu de nos partenaires
-
StratégiquePourquoi Xi Jinping a aussi besoin de la Corée du Nord
La probable visite du président chinois à Pyongyang, son premier déplacement à l'étranger en 2026, vise à ramener le voisin nord-coréen dans son orbite -
Présidentielle 2027 : pour son premier meeting, Gabriel Attal promet « la force d’agir »
Devant près de 5 000 personnes, samedi 30 mai au Parc des Expositions, à Paris, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron a évoqué la géopolitique, l’éducation ou encore l’IA. S’il souhaite percer dans cette campagne, il refuse d’appeler « adversaires » ses rivaux du socle commun, dont Edouard Philippe et Bruno Retailleau -
Edgar Morin, sociologue et philosophe de renom, est mort à l’âge de 104 ans
Figure médiatique, le philosophe Edgar Morin appartenait à une gauche moderne. Mort à 104 ans, vendredi 29 mai, il était considéré comme le dernier grand intellectuel français