General Motors met un point final aux espoirs de Saab
Les tentatives de la dernière chance pour vendre Saab, déjà au bord de la faillite lorsque General Motors (GM) l’avait vendu à Swedish Automobile début 2010 pour 400 millions de dollars, n’auront pas abouti. En opposant son veto à un projet de rachat impliquant le chinois Zeijiang Youngman Lotus Automobile, GM, disposant de licences technologiques clés ainsi que d’une participation résiduelle, a contraint son propriétaire actuel à mettre Saab en faillite.
«Après avoir pris connaissance de la position de General Motors sur la transaction envisagée, Youngman a informé Saab Automobile que la poursuite du financement et la réorganisation de Saab ne pourraient se produire», souligne Swedish Automobile dans un communiqué. Et de poursuivre en indiquant que «le conseil de Saab Automobile a par conséquent décidé, faute de financement, que Saab serait insolvable et déposerait un dossier de faillite dans le meilleur intérêt de ses créanciers».
La cour de justice du département de Vänersborg devrait approuver la mise en faillite et nommer bientôt des liquidateurs judiciaires afin d’initier la vente des actifs du constructeur automobile. Elle vise à verser les salaires non payés des 3.400 employés du groupe ainsi que ses créanciers, dont le département du Trésor suédois qui a garanti un prêt de 217 millions d’euros octroyé par la Banque européenne d’investissement.
Selon les documents de mise en faillite, Saab détient des équipements et matériaux destinés à être vendus d’une valeur de 3 milliards de couronnes suédoises, soit environ 335 millions d’euros. Le directeur général du groupe néerlandais, Victor Muller, a néanmoins souligné un peu plus tard dans la journée qu’il avait reçu plusieurs marques d’intérêt de la part de repreneurs potentiels et que cela dépendait désormais des liquidateurs.
Swedish Automobile a dit s’attendre à ne réaliser aucune plus-value sur ses actions et devrait amortir l’intégralité de son investissement dans Saab Automobile. De son côté, James Cain, porte-parole de General Motors, a indiqué dans un communiqué que les propositions faites par Saab «entraîneraient directement ou indirectement le transfert du contrôle ou de la propriété de l’entreprise d’une façon qui serait préjudiciable à GM et à ses actionnaires». L’action du constructeur suédois plongeait de 52% hier à 0,10 euro.
Plus d'articles du même thème
-
La Bourse sanctionne le gouffre financier de l'IA
Les déceptions du troisième trimestre parmi les hyperscalers et l’avertissement d’Intel ont ponctué un nouveau mois difficile pour le secteur tech. Une rotation est à l’œuvre tandis que les investisseurs cherchent refuge auprès des emprunts d’Etat. -
Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
Le S&P 500 pourrait encore gagner 9% sur un an, comme la Bourse japonaise et l’indice paneuropéen. En revanche, le CAC 40, seul de ces indices en recul depuis le début de l’année, ne dispose que d’un potentiel de 6%. -
Les panels parient sur au moins deux hausses des taux Fed
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
Contenu de nos partenaires
-
Winter is comingCroissance, dette : la France perd pied
« La France est à l'arrêt », constate le ministre des Finances, Roland Lescure. Les marges de manœuvre se réduisent : il faut contenir le déficit public alors que l'activité cale et les taux s'envolent -
EditoCrise énergétique et Budget : la France à l’heure d’hiver
Après les carburants, le gaz. Une autre crise énergétique est partie pour prendre de l’ampleur. Et démontre la nécessité d’affronter la réalité budgétaire d’un pays aux abois -
Derrière les effusions, ce que contient l’accord UE-Canada (et ce qu’il ne contient pas)
Les dirigeants canadiens et européens ont dévoilé vendredi l’ébauche de leur « alliance pour le futur » à l’issue d’un sommet de deux jours à Montréal. Il reste cependant de nombreux points à négocier et de potentiels litiges à lever au cours des prochains mois