General Electric reste confiant malgré la chute de son cash-flow industriel sur neuf mois
La progression de 11% à 3,4 milliards de dollars (31 cents par action) du bénéfice net trimestriel hors exceptionnels de General Electric (GE) a été réalisée dans «un environnement macroéconomique volatil», selon l’expression du directeur général Jeff Immelt. Ce bénéfice, conforme aux attentes, exclut une charge non récurrente de 8 cents par action correspondant au rachat des actions préférentielles cédées au fonds de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, lors de la crise financière de 2008. A l’avenir, ce rachat de titres «augmentera le bénéfice par action du groupe de 3 cents par action en rythme annuel», précise GE.
Légèrement supérieur au consensus, le chiffre d’affaires de 35,4 milliards de dollars, stable en données publiées, a crû de 12% en rythme annuel si l’on exclut l’impact négatif lié à la déconsolidation de la chaîne NBC. L’activité a été soutenue dans les marchés émergents, notamment en Chine, en Russie et au Moyen-Orient, ce qui a compensé le ralentissement des Etats-Unis et de l’Europe. La hausse séquentielle de 16% de ses commandes (+6% à périmètre constant) permet à GE d’afficher un carnet record de 191 milliards de dollars au 30 septembre, avec des ventes industrielles en hausse de 19% à 23,4 milliards (+8% à périmètre constant).
Le repli de 9% des bénéfices des infrastructures d’énergie a été partiellement compensé par la progression des résultats de l’aviation, des transports et de la santé. Le recentrage imposé aux activités financières du groupe (GE Capital), accompagné d’un renforcement de ses ratios de capitaux propres, s’est traduit par un bond de 79% du bénéfice trimestriel de la division qui «devrait redistribuer un dividende à partir de 2012», a précisé le directeur financier de GE Keith Sherin.
Malgré un cash-flow industriel en baisse de 35% à 6,5 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, le conglomérat américain estime être en mesure de dégager environ 12 milliard sur l’ensemble de l’exercice, en tablant sur «une hausse des marges au dernier trimestre, particulièrement dans l’énergie». Grâce à la montée en puissance des synergies découlant de ses acquisitions et à une vigilance renforcée sur ses dépenses de R&D, Jeff Immelt reste également confiant pour 2012 en anticipant une croissance «à deux chiffres» du bénéfice net.
Plus d'articles du même thème
-
PAI Partners et EQT cèdent World Freight Company à Brookfield
Le spécialiste français de la commercialisation de capacités de fret aérien change de mains sur la base d'une valorisation de 1,2 milliard de dollars, en retrait par rapport aux ambitions initiales d'au moins 1,5 milliard. -
Brookfield collecte 67 milliards de dollars depuis le début de l’année
Le gestionnaire alternatif canadien a également annoncé la fusion entre Brookfield Corporation et son activité d’assurance. -
PGGM se met en quête d'un nouveau directeur général
L'actuel directeur général, Edwin Velzel, a annoncé qu'il quittera le gestionnaire néerlandais de fonds de pensions à la fin de l'année 2026.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Rachat de SFR : Altice France prolonge la période de négociations exclusives jusqu’au 5 juin
Les parties prenantes (Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange) avaient jusqu’à ce vendredi 15 mai pour formaliser leur offre sur SFR. Une date prolongée jusqu’au 5 juin par Altice France -
Taïwan et la Chine : 2027, l'échéance qui doit inquiéter le monde
Au sommet de Pékin, Xi Jinping a mis la question de Taïwan au cœur des échanges avec Donald Trump. L’île est la clé de son projet de première puissance mondiale et le temps presse. -
Téhéran assure que le détroit d'Ormuz est ouvert aux navires « des pays qui ne sont pas en guerre contre l’Iran »
Les navires qui veulent franchir le détroit doivent coordonner leur passage avec les forces militaires iraniennes afin d’« éviter tout obstacle potentiel » et de garantir « un passage sûr », selon le ministre iranien des Affaires étrangères