Gecina doit faire face à la faillite d’un de ses principaux actionnaires
Gecina n’en finit pas de pâtir des agissements des familles Rivero et Soler. L’action a cédé hier 4,62% à 76,98 euros, à l’annonce du possible dépôt de bilan d’Alteco et MAG Import, véhicules de Joaquin Rivero et de Victoria Soler, détenant ensemble 31% du capital de Gecina. Le groupe français s’est refusé à tout commentaire dans l’attente que son conseil d’administration examine cette situation.
Ces deux structures se sont déclarées en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Madrid, ne parvenant pas à refinancer un prêt syndiqué, à la suite du refus d’un des 13 membres du syndicat, Natixis selon El Pais. Les juges madrilènes se prononceront la semaine prochaine sur la mise ou non en faillite. Avec cette procédure, «nous n’attendons pas de changement de la structure actionnariale avant 12 à 18 mois», note Kepler.
Alteco et MAG Import affichent un passif de plus de 1,6 milliard d’euros, supporté par 11 banques selon El Pais, dont Natixis, qui a confirmé être exposé à hauteur de 266 millions d’euros, le montant le plus élevé avec Banco Popular (264 millions). Natixis a assuré que cette position est «largement couverte». Les actions Gecina ont été nanties en garantie d’un prêt de 2,16 milliards d’euros. Et un quart du prêt a déjà été remboursé, ont déclaré les familles Rivero et Soler.
Le passif de Joaquin Rivero est déjà lourd. Fin mars, il avait dû quitter la présidence de Gecina, après que la foncière française découvre le pot aux roses : fin 2009, Joaquin Rivero avait engagé la garantie de la société sans l’aval du conseil. Et Gecina ne s’en est rendu compte que début 2012.
Depuis, certains analystes restent prudents sur la valeur dans la crainte d’autres mauvaises découvertes… Tous attendent depuis des années la restructuration du capital, d’autant que les Espagnols en détiennent plus de la moitié: 27% pour Metrovacesa, lui-même contrôlé par des banques espagnoles, 16% pour les Rivero et 15% pour les Soler.
«Une partie de la participation de la famille Rivero est actuellement bloquée par la justice française (après les affaires Bami, Bamolo,..), rappelle Kepler. Mais le solde de la participation des Rivero et celle des Soler sont potentiellement à vendre. A notre connaissance, leur coût de revient s’établit autour de 80-82 euros. Leurs titres pourraient être vendus au-dessus de ce prix, mais nous pensons que le cours de Bourse devrait se maintenir à ce niveau».
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