Gecina améliore la structure de sa dette et relève ses objectifs 2012
Gecina poursuit sa mutation en cédant son pôle logistique. Conseillée par Barclays, la foncière vient de signer une promesse de vente à Blackstone de la quasi-totalité de son portefeuille logistique pour 203 millions d’euros. Une cession réalisée avec une décote de 13,9% par rapport à la valorisation de fin 2011. Or «Foncière des régions avait cédé 221 millions d’euros avec 4% de décote début juillet», note Oddo.
Le groupe poursuit ainsi son recentrage sur l’immobilier de bureau –qui devrait représenter 70% de son portefeuille d’actifs à moyen terme, contre 59% actuellement– sur le résidentiel traditionnel (27% aujourd’hui et 15% demain), sur les résidences étudiants (appelées à passer de 1% à 5%) et sur la santé (9% de son portefeuille actuellement et 10% demain).
Premier effet de cette cession, Gecina relève son objectif de cession d’actifs pour 2012 de 1 à 1,2 milliard d’euros. Pour l’heure, 975 millions d’euros de cessions sont déjà sécurisés, dont 420 millions réalisés au premier semestre, essentiellement des ventes de résidentiels en bloc. Un programme qui devrait permettre au groupe d’atteindre plus facilement son objectif de ratio d’endettement (LTV) de 40% en fin d’année, contre 44,4% fin juin et 42,6% fin 2011.
Si les revenus locatifs reculent de 5,9% à 303 millions d’euros (+0,3% à périmètre homogène, l’effet indexation compensant l’augmentation de la vacance), Gecina est parvenu à dégager une hausse de 2% de son résultat net récurrent à 165 millions d’euros, légèrement au-dessus des attentes du marché, grâce à une baisse de près de 15% de ses frais financiers. Sur le semestre, le coût de la dette ressort à 3,7%, en recul de 50 points de base sur un an, à la faveur de la baisse des taux. Après les différentes opérations de restructuration de la dette, la foncière assure stabiliser le coût de la dette à 4,1 % en 2012 et la limiter à 4,3% à moyen terme.
Gecina peut alors revoir à la hausse sa prévision de résultat net récurrent pour l’exercice, désormais attendu en recul de 2%, contre -5% attendu auparavant. Une perspective qui n’a pas vraiment soutenu le titre, quasi-stable (+0,09%) à 69,99 euros. «Si les commercialisations sont de bonnes nouvelles, le groupe n’a pas loué certains actifs de grande taille en périphérie (2 existants et 2 à livrer en 2012)», note Oddo. Pour sa part, Kepler rappelle que «la prudence doit être réitérée sur le segment des bureaux.»
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