GDF Suez poursuit ses cessions d’actifs pour tenir son plan de désendettement
GDF Suez s’active pour tenir son objectif annuel de cessions d’actifs. Dix jours après avoir vendu des centrales éoliennes en Allemagne et en Italie pour une valeur d’entreprise de 859 millions d’euros, le groupe d’énergie a ouvert le capital de son portefeuille canadien d'énergies renouvelables.
Mitsui & Co et un consortium conduit par Fiera Axium Infrastructure vont reprendre 60% du capital pour une valeur d’entreprise supérieure à 2 milliards de dollars canadiens (1,5 milliard d’euros). GDF Suez conservera 40% et continuera à exploiter et à assurer la maintenance de ces actifs.
La cession de ce portefeuille permet à GDF Suez de porter à 3,9 milliards d’euros son programme de cession d’actifs sur un total de 5 milliards prévu en 2012. D’autres opérations seront ainsi annoncées dans les tout prochains jours.
Ce portefeuille de 680 MW comprend des parcs éoliens d’une capacité installée de 363 MW ainsi que 317 MW supplémentaires de projets solaires et éoliens, faisant tous l’objet de contrats d’achat d’électricité auprès des groupes d’électricité des provinces concernées (Ontario, Nouveau-Brunswick, Ile du Prince Édouard et Colombie Britannique). Parallèlement à cette transaction, un financement de projet de 1,1 milliard de dollars canadiens (0,8 milliard d’euros) a été obtenu de Japan Bank of International Cooperation, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Mizuho Corporate Bank, Sumitomo Mitsui et The Manufacturers Life Insurance Company.
GDF Suez poursuivra sa cure d’amincissement en 2013 et en 2014. Le groupe s’est fixé comme objectif de réduire sa dette d’un tiers, afin de la ramener à 30 milliards environ à fin 2014 contre près de 45 milliards estimés fin 2012. Au total, 11 milliards d’euros de cessions d’actifs sont ainsi programmées pour les deux prochaines années.
La réussite de ce plan est indispensable. Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez, s’est en effet engagé il y a deux semaines à maintenir le montant du dividende à 1,5 euro par action et à le payer intégralement en espèces. Un engagement qui a surpris bon nombre d’analystes car cela implique que le groupe reverse 115% de son bénéfice en 2013 et encore 110% en 2014, calcule Morgan Stanley. A moins d’une éclaircie dans son activité, le groupe pourrait ainsi avoir à s’endetter pour payer une partie du dividende promis.
Plus d'articles du même thème
-
La France fait partie des pays européens qui taxent le moins les retraites
En comparaison de leurs voisins, les retraités français peuvent s’estimer privilégiés en matière de prélèvements obligatoires, selon une étude de la Drees. -
Intel ploie en Bourse, pénalisé par le ralentissement du marché des PC
Le concepteur américain de puces a averti jeudi qu'il consommera une partie importante de sa trésorerie cette année. Son cours de Bourse chutait de 23% jeudi soir. -
SCPI : Les faits marquants du mois d'Octobre 2026
Chaque mois, la rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des nouvelles des SCPI : acquisitions, cessions, liquidités, nominations…
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
« L’économie française est à l’arrêt » : la croissance cale à nouveau et la France frôle la récession
Au troisième trimestre, le PIB de la France a reculé de 0,1 % selon les nouvelles projections de l’Insee, après un deuxième trimestre stable et un premier aussi en recul de 0,1 % -
PatrimoineDroits de succession : comment optimiser les abattements fiscaux pour vos enfants
Mode d’emploi pour bien utiliser toutes les options existantes, et elles sont nombreuses -
Vie pro/vie persoConseils vitaminés pour changer en mieux à 50 ans
Stéphanie Daudier propose une manière simple d’avancer vers ce que l’on veut devenir. Car oui, la vie pourrait bien (re)commencer à 50 ans…