GDF Suez et Total avancent sur la réorganisation du capital de leur filiale GTT
En vente depuis deux ans, Gaztransport & Technigaz (GTT) pourrait finir sa route à la Bourse de Paris. Ses actionnaires, GDF Suez (40%), Total (30%) et le fonds Hellman & Friedman (30%), qui ont mandaté Lazard pour réfléchir à l’évolution du capital, envisagent une mise en Bourse début 2014, ont indiqué hier Les Echos. La solution avait déjà été évoquée avant l’été, alors que les discussions avec un consortium de chantiers navals sud-coréens n’avaient pu aboutir.
Une fois la société cotée, les actionnaires pourraient s’alléger progressivement au capital. Si Hellman & Friedman est proche de son horizon d’investissement, Total ne considère plus sa participation comme stratégique. GDF Suez envisagerait en revanche de rester un actionnaire de long terme. «L’introduction en Bourse est une possibilité, mais ce n’est pas la seule», précise toutefois une source proche du dossier.
Née en 1994 de la fusion entre Gaztransport, ex-filiale de GDF, et SN Technigaz, alors détenue par Bouygues Offshore et Elf Aquitaine, GTT est devenu depuis le spécialiste mondial de la conception et de l’ingénierie de membranes pour le transport maritime du gaz naturel liquéfié. À fin 2012, sur une flotte mondiale estimée à 388 méthaniers, 260 navires en circulation étaient équipés de cuves à membranes construites sous licence GTT.
La société se partage le marché avec le norvégien Moss, en partie détenu par Saipem, la filiale para-pétrolière de l’italien Eni. Devenu actionnaire de GTT lors du rachat de Bouygues Offshore, le groupe italien avait vendu sa part de 30% au fonds Hellman & Friedman en 2008 pour un montant de 310 millions d’euros. Sa valeur pour 100% du capital s’élevait alors à un peu plus d’un milliard d’euros. Elle dépasserait aujourd’hui 1,3 milliard d’euros.
En duopole pour la fabrication des méthaniers, GTT souhaite se développer sur le marché plus large de la propulsion des navires au GNL. La chute des prix du gaz, sous l’effet de l’afflux de gaz de schiste américain, a amélioré la rentabilité des systèmes de propulsion par GNL. Selon la société, 20% à 30% des navires de transport pourraient se convertir d’ici à la fin de la décennie.
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