GDF Suez et International Power concrétisent leurs premières synergies financières
A quelques jours de sa prise de contrôle officielle par GDF Suez, prévue pour le 29 juin, International Power a bouclé son principal sujet financier pour 2012. Le producteur d’électricité a refinancé la dette des deux centrales à charbon qu’il exploite en Australie: Hazelwood, détenue à 92%, et Loy Yand, détenue à 70% aux côtés de Mitsui. Les crédits bancaires, qui arrivaient à échéance fin juin, représentaient un montant total de 1,37 milliard d’euros.
La principale ligne est portée par la centrale de Loy Yand: 1,06 milliard de dollars australiens, soit 850 millions d’euros. Elle a été refinancée à des conditions de marge gardées confidentielles. L’échéance est portée à juin 2017. Le syndicat bancaire à l’origine du financement du projet a été rejoint par de nouveaux établissements, précise International Power. La présence au capital de Mitsui a permis de faire entrer plusieurs banques de la région Asie-Pacifique. Cette centrale, d’une capacité totale de 955 MW, et dont la production d’électricité fait l’objet de contrat de vente jusqu’en 2016, offre également une bonne visibilité sur les cash-flows générés.
Le cas de la centrale de Hazelwood était nettement différent. Elle pourrait faire partie de la liste des sites de production d'électricité que le gouvernement australien envisage de fermer pour des raisons environnementales dans le cadre du Climate change plan. Une décision devrait être annoncée d’ici la fin du mois de juin. Impossible dans ces conditions de prolonger l'échéance. La dette, d’un montant de 652 millions de dollars australiens, soit environ 522 millions d’euros, a donc été remboursée en intégralité par International Power, grâce à une ligne de liquidités mise à disposition par GDF Suez.
Attendues, ces opérations sont les premières conclues depuis l’annonce par GDF Suez du rachat des 30% d’International Power qu’il ne détenait pas encore. Elles illustrent d’ailleurs l’un des principaux objectifs du rapprochement : faire bénéficier International Power de conditions de financements plus avantageuses. Fin 2011, le coût de la dette brute d’International Power s’élevait à 5,8%, soit 120 points de base de plus que celle de GDF Suez.
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