GDF Suez est attendu sur le maintien de ses objectifs 2011
Alors que la saison 2011 des publications semestrielles se révèle particulièrement difficile pour les entreprises, GDF Suez sera très attendu mercredi matin. Davantage sur ses perspectives que sur ses résultats eux-mêmes.
L’énergéticien va-t-il confirmer ses objectifs de rentabilité 2011 et à moyen terme? En mars dernier, le groupe avait annoncé un excédent brut d’exploitation (Ebitda) annuel compris entre 17 et 17,5 milliards d’euros, et plus de 20 milliards en 2013. Si ces prévisions ont été confirmées encore en mai dernier, elles semblent très ambitieuses pour le marché. En effet, le consensus Bloomberg se situe tout juste en bas de fourchette à 17 milliards, et le consensus FactSet légèrement en dessous de ce seuil.
GDF Suez avait également annoncé en mai un bénéfice net par action et un dividende ordinaire (1,50 euro l’an dernier) «stables ou en croissance» tant pour 2011 que sur le moyen terme. Or, le consensus Bloomberg est actuellement à 1,96 euro, contre 2,11 euros en 2010. D’ailleurs, JPMorgan Cazenove anticipe une dégradation du consensus.
Il est vrai que les objectifs de GDF Suez reposent «sur la base d’un climat moyen et sans changement majeur de la réglementation et de l’environnement économique». Or, le gouvernement a bloqué les hausses des tarifs du gaz pour les particuliers qui auraient dû intervenir début juillet. Blocage qui devrait se maintenir jusqu’aux élections présidentielles de mai 2012.
En attendant, le consensus Bloomberg table sur une hausse de 7% de l’Ebitda au premier semestre à 8,77 milliards d’euros. Une croissance qui devrait essentiellement être soutenue par la consolidation sur cinq mois d’International Power. Hors de cette contribution, «l’Ebitda devrait être à périmètre constant proche de son niveau de l’année précédente. A climat comparable, l’Ebitda devrait être en croissance de 3,5%», note CM-CIC. Ce dernier estime l’impact climat ‑la chaleur du printemps a pesé sur les ventes de gaz‑ sur les six premiers mois de l’année à -270 millions, tandis qu’Oddo l’évalue à -300 millions, et JPMorgan Cazenove à -330 millions.
En revanche, le résultat net est attendu en recul de 33% à 2,39 milliards. L’an dernier, le bénéfice net avait été soutenu par 1,4 milliard d’euros d’éléments non récurrents, en particulier des cessions d’actifs, tandis que le résultat net récurrent ressortait à 2,7 milliards.
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