GDF Suez a lissé le profil de sa dette obligataire
GDF Suez s’est récemment montré actif pour gérer sa dette obligataire qui représentait fin juin 52,5% d’une dette brute de 43 milliards d’euros. Il a placé en septembre, à un coût de 4,28% après swap, 700 millions de livres sterling à 50 ans, une première pour un émetteur non britannique. Il a également lancé voici dix jours une émission de 2 milliards d’euros en deux tranches à 7 ans et 12 ans. Les coupons de respectivement 2,75% et 3,5% « sont les plus bas jamais obtenus par le groupe sur de telles durées », souligne le directeur financier Gérard Lamarche joint par L’Agefi.
Cette dernière opération a été sursouscrite plus de deux fois sur chacune des tranches. Elle a permis de financer le rachat partiel d’obligations à échéance janvier 2012, janvier 2013 et janvier 2014, à hauteur de 934 millions d’euros. Finalisé avant-hier, ce rachat a concerné 100% du nominal apporté à l’offre sur la souche janvier 2012 (coupon de 4,37%), 68% du nominal sur la souche janvier 2013 (coupon de 4,75%) et 53% sur la souche janvier 2014 (coupon de 6,25%). L’échéancier de la dette obligataire du groupe est donc plus équilibré après ces opérations (voir graphique).
GDF Suez a choisi de faire coter ces émissions en sterling et en euros « à Paris plutôt qu’au Luxembourg », ayant choisi d’appuyer le développement de la place parisienne sur le compartiment obligataire. Plus globalement, « la maturité moyenne de la dette brute du groupe est désormais supérieure à 7 ans » contre 6,1 ans au 30 juin, indique Gérard Lamarche, ajoutant que « ces nouveaux financements sont créateurs de valeur grâce à un coût bien inférieur à notre coût moyen de la dette (4,42%) au 30 juin, ce qui permet de réduire notre coût moyen pondéré du capital ».
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