Gascogne obtient un sursis de ses banques
Gascogne a fini par trouver un terrain d’entente avec ses banques. Le fabricant landais de bois et de papier a signé avec ses créanciers, dont les trois principaux (BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale) sont aussi ses actionnaires, un accord de conciliation. Cette restructuration de dette lui permet de gagner du temps, avant un nouveau rendez-vous en septembre avec ses banques pour vérifier «l’adéquation des mesures aux évolutions constatées».
La société est affligée d’une dette de près de 100 millions d’euros, et sa trésorerie s’est dégradée en 2012. Gascogne avait demandé la suspension de sa cotation. Celle-ci reprendra le 25 juillet, au lendemain de la publication d’une nouvelle perte semestrielle. L’an dernier, la société a perdu près de 33 millions d’euros.
L’accord comprend plusieurs volets. Il confirme que l’avenir de Gascogne passera par des cessions d’actifs, même si cette stratégie est contestée par certains actionnaires. Le groupe s’est engagé à céder sa division de produits «complexes», qui représente plus du tiers de son chiffre d’affaires, et dont la filiale suisse a déjà été vendue fin mai.
L’actionnaire de référence, Electricité & Eaux de Madagascar, va par ailleurs apporter une avance en compte courant de 6 millions d’euros, nantie par une créance de Gascogne sur sa filiale suisse. Cette avance sera remboursée en même temps qu’un prêt-relais de 11,6 millions consenti par les banques et l’Etat, qui arrivait à échéance fin juillet. L’échéancier prévoit un versement de 7,4 millions d’ici à fin 2012, puis des débours mensuels de 1,7 million de janvier à juin.
Gascogne a aussi obtenu que ses lignes de crédit court terme bilatérales de 17,6 millions soient prolongées jusqu’en 2014. Leurs modalités de remboursement seront examinées en septembre 2013.
Pour ses concours à moyen et long termes, la société bénéficiera d’une franchise de paiement du principal jusqu’en mars 2014 sur son prêt syndiqué de 52,6 millions, qui sera ensuite remboursé jusqu’en juillet 2018. Même échéance pour le remboursement du crédit revolving de 17 millions, ramené ensuite à 10,5 millions. Cette restructuration s’accompagne d’une baisse des marges.
Enfin, Gascogne continuera à bénéficier jusqu’en juillet 2014 de contrats d’affacturage, pour ses filiales françaises, d’un montant de 40 millions.
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