Fresenius mobilise 3,1 milliards d’euros pour devenir numéro un des cliniques en Allemagne
Changement de taille! En rachetant Rhön-Klinikum pour 3,1 milliards d’euros, l’allemand Fresenius devient le numéro un des hôpitaux privés sur son marché domestique. Fresenius offre 22,50 euros par action en numéraire, soit une prime de 52% sur le dernier cours. L’action clôturait hier à 21,02 euros. Cette offre valorise Rhön 11 fois son Ebitda 2012 y compris la dette, a précisé Fresenius.
Si Fresenius a fixé un seuil d’acceptation à 90%, Eugen Münch, fondateur et actionnaire avec sa femme à 12,5% de Rhön-Klinikum, soutient l’opération et ne prévoit pas «de vendre ses titres à une éventuelle tierce partie». La cible a simplement précisé que son conseil de surveillance allait étudier l’offre. Elle est conseillée par Morgan Stanley et Berenberg Bank, tandis que Fresenius s’est dispensé de banque conseil.
Les 75 cliniques Helios (Fresenius) et les 53 établissements de Rhön-Klinikum dégagent ensemble 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 8% du marché allemand. Par ce rapprochement, Fresenius compte dégager des synergies de coûts significatives (approvisionnements, services administratifs, etc.) et des gains d’efficacité. Elles devraient permettre de gagner 1 à 2% de marge d’Ebitda du pôle hospitalier, anticipe Fresenius. En 2011, Rhön a dégagé une marge opérationnelle (Ebitda) de 12,8%, contre 13,8% pour Helios.
Fresenius estime que l’opération sera relutive sur le résultat net 2013 mais légèrement dilutive sur le BPA 2013. L’offre devrait être lancée dès la seconde quinzaine de mai pour une finalisation espérée au troisième trimestre.
L’acquisition sera financée via un prêt syndiqué, une émission obligataire et d’autres instruments financiers pour un montant maximal de 1 milliard d’euros. Deutsche Bank, JPMorgan, Société Générale, Credit Suisse et UniCredit se sont déjà engagés sur ces financements. Pour sa part, Fitch vient de confirmer la note «BB+» de Fresenius et l’assortit d’une perspective stable, confiant dans la capacité de Fresenius de retrouver un ratio dette nette sur Ebitda de 2,5 à 3 à moyen terme. L’agence mise sur un ratio de 2,6 en 2014. Ce ratio «augmentera autour de 3 à 3,5 fois en 2012, contre 2,8 actuellement », note RBS. Par ailleurs, Fresenius vient de relever ses prévisions de résultats 2012, tablant sur une hausse de 12 à 15% de son bénéfice net contre 8 à 11% auparavant.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes