France Télécom va engager en 2012 une revue de ses actifs hors d’Europe

Après l’Autriche et la Suisse, le groupe devrait sortir à terme du Portugal. Et déterminera les éventuels autres actifs qui ne répondent plus à ses priorités
Olivier Pinaud
Photo: Antoniol/Bloomberg
Photo: Antoniol/Bloomberg  - 

France Télécom a quasiment achevé la revue stratégique de ses actifs européens. Après la signature la semaine dernière d’un accord avec Hutchison 3G pour la cession d’Orange Autriche, opération qui suivait la vente fin 2011 de sa filiale suisse à Apax Partners, l’opérateur de télécommunications n’a plus qu’un seul actif européen à vendre: les 20% détenus au capital du portugais Sonaecom.

Compte tenu de la situation économique du pays, et du statut de Sonaecom, cotée à la Bourse de Lisbonne, le processus pourrait prendre encore quelques mois. Néanmoins, au vu de la taille de cette cession, estimée à 90 millions d’euros aux cours de Bourse actuels de Sonaecom, la direction de France Télécom estime qu’il n’y a aucune urgence à conclure l’opération. D’autant que le produit de cette vente n’entrera pas dans les fonds que l’opérateur compte consacrer cette année à son programme de rachats d’actions. L’essentiel, soit 800 millions d’euros estimés, proviendra de la moitié de la somme récupérée lors de la cession d’Orange Suisse.

Ce programme de rachats d’actions marquera une rupture par rapport aux pratiques habituelles du groupe qui n’a racheté par exemple que pour 2,3 millions d’euros de ses propres titres en 2010. Il doit permettre à France Télécom de se rapprocher des standards du secteur des télécoms. Même si, compte tenu de sa taille, 2,5% de la capitalisation boursière actuelle du groupe, son effet sur le cours de Bourse s’annonce limité. Il ne devrait pas nécessiter d’autorisation particulière, l’assemblée générale de 2011 ayant déjà accordé à la direction du groupe le droit de racheter jusqu’à 10% du capital.

L’Europe maintenant bouclée, la direction de France Télécom prévoit d’engager cette année un revue stratégique de ses actifs dans le reste du monde. «Le processus n’a pas encore commencé», précise la société. Comme pour l’Europe, ce travail doit permettre d’identifier les opérateurs locaux qui, pour des raisons capitalistiques ou réglementaires, présentent des situations de blocage. Ou dont la croissance du chiffre d’affaires et la rentabilité des capitaux employés sont inférieurs à la moyenne du groupe.

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