France Télécom profite d’une bonne dynamique dans les mobiles
Le sursaut de France Télécom passera par les mobiles ou ne passera pas. Le premier opérateur télécoms français récolte les fruits de sa stratégie de conquête dans le marché des téléphones mobiles, mais «reste pénalisé par des tendances toujours assez peu favorables sur le marché fixe domestique et au niveau de l’Ebitda» selon CM-CIC.
A 11,63 milliards d’euros, le chiffre d’affaires ressort 260 millions d’euros au-dessus des attentes du consensus Reuters, en baisse de 0,6% en données pro forma (hors reconsolidation de Mobinil) mais en amélioration d’un point par rapport au deuxième trimestre durant lequel l’opérateur avait accusé une baisse de ses ventes de 1,7%. L’écart avec le consensus provient des activités mobile en France qui retrouvent la croissance, mais également de l’activité entreprise et d’une nouvelle amélioration en Pologne.
L’activité mobile en France s’est accrue de 2,1% à base comparable (106 millions au-dessus du consensus) après une baisse de 1,2% au deuxième trimestre. Cette bonne performance provient des nouveaux abonnés et des ventes de terminaux, en hausse de 23% sous l’effet de l’Iphone4. Les offres quadruple play (câble, mobile, fixe et haut débit) et des baisses de prix, n’ont pas empêché l’activité sur le fixe France d’afficher un recul organique plus marqué qu’attendu de 3,4%. Raymond James avertit que le succès des offres quadruple play pourrait «pousser le Conseil de la Concurrence à accepter un accord d’itinérance de données 3G avec Iliad».
Sur les autres marchés, la croissance a accéléré au troisième trimestre, notamment en Afrique/Moyen-Orient où elle atteint 9,8% hors impact réglementaire. France Télécom, qui a payé 640 millions d’euros pour racheter Medi Telecom, a pour objectif d’augmenter d’un tiers le nombre de ses clients dans cette zone d’ici 2015.
L’érosion de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) se poursuit au troisième trimestre à 4,26 milliards d’euros, en baisse de 3,5% à base comparable, mais 100 millions au-dessus des attentes du consensus. La marge d’Ebitda ressort, elle, en retrait de 1,1 point à 36,6%. L’objectif de cash-flow organique pour 2010 de 8 milliards d’euros est confirmé et «ressort crédibilisé» par les résultats du groupe selon Raymond James. Le groupe confirme son intention de verser un dividende de 1,40 euro par action en 2010, 2011 et 2012.
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