France Télécom esquive les premiers coups de Free Mobile
France Télécom limite les dégâts. L’arrivée fracassante de Free dans la téléphonie mobile en janvier 2012 n’a pas provoqué d’incendies majeurs dans les comptes trimestriels du premier opérateur français. Sa part de marché dans la téléphonie mobile en France a plié de 1,5 point, avec 615.000 clients partis à la concurrence, mais elle reste élevée à 38,4%. D’ailleurs, le pic de l’hémorragie semble passé. Les demandes de transfert de numéros «sont revenues depuis les deux dernières semaines de mars au niveau d’avant l’arrivée de Free», rassure Gervais Pellissier, le directeur financier de France Télécom.
Au bout du compte, à un peu plus de 2,6 milliards d’euros, en baisse de 1,1%, le chiffre d’affaires de cette activité est légèrement meilleur que prévu. A ce stade, le groupe ne donne pas le niveau de la marge. Mais au niveau global, en incluant les activités dans le fixe et dans le reste du monde, l’excédent brut d’exploitation de France Télécom a baissé de 7%, à 3,4 milliards d’euros. Un dérapage plus marqué que prévu qui pourrait pousser le groupe à tenir un peu plus ses investissements pour respecter son objectif, réaffirmé, de 8 milliards de cash-flow disponible en 2012.
D’autant que derrière la résistance du mobile en France se cachent quelques preuves d’une réelle dégradation du marché. Le revenu moyen par abonné a accéléré sa baisse. Il est tombé à 367 euros en rythme annuel au premier trimestre 2012, soit 2% de moins qu’au quatrième trimestre 2011. En moyenne, au cours des douze derniers mois, la facture par abonné baissait de 1%. Or, la chute devrait s’accélérer au fur et à mesure des efforts sur les prix que devra consentir France Télécom lors du renouvellement des contrats de ses clients. Enfin, deux autres éléments sont venus en soutien: les nouveaux contrats dits «Open», couplant abonnements mobile et fixe, ont été astucieusement comptabilisés dans l’activité mobile; et le contrat de location du réseau à Free Mobile joue le rôle d’amortisseur attendu.
Selon France Télécom, ce contrat d’itinérance des appels de Free Mobile rapportera 1 milliard d’euros d’ici à 2015, deux fois plus rapidement qu’escompté. Un soutien sur lequel ne peuvent compter ni SFR ni Bouygues Telecom. Les résultats trimestriels des deux opérateurs, attendus le 14 mai pour le premier, le lendemain pour le second, risquent donc de porter des traces un peu plus marquées de l’arrivée de leur nouveau concurrent.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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