France Télécom contrarié sur ses projets en Egypte
L’autorité de marché a rejeté le projet d’OPA du français sur l’opérateur mobile ECMS, dont il contrôle déjà 51 % via la holding MobiNil
Publié le
Olivier Decarre
Revers pour France Télécom (FTE) en Egypte. Alors que le français envisageait une OPA sur l’opérateur mobile ECMS après la reprise à 100 % de la holding MobiNil, l’autorité de marché égyptienne (CMA) a rejeté la proposition.
Si le communiqué de FTE reste assez flou sur les motifs, c’est bien une question de prix qui est à l’origine de cette fin de non-recevoir. Devant bientôt prendre possession des 28,75 % d’Orascom dans MobiNil (voir organigramme), FTE souhaitait dans la foulée acquérir 100 % d’ECMS, unique actif de MobiNil dont la holding détient 51 %.
FTE a pour cela proposé une « prime de 33,1 % par rapport au cours de clôture du 5 avril ». Soit 200 livres égyptiennes par action. Les 49 % visés lui auraient ainsi coûté 1,3 milliard d’euros d’après nos calculs.
Mais la CMA a fait une autre analyse. Apparemment, elle a considéré que la sentence arbitrale rendue sur les 28,75 % de MobiNil devait servir de référence, ECMS étant le seul actif de MobiNil. FTE payant 530 millions d’euros les 28,75 % de MobiNil, on peut en effet estimer selon nos calculs que cette transaction valorise indirectement ECMS à 27,3 milliards de livres égyptiennes (3,6 milliards d’euros). Soit 273 livres par action. C’est d’ailleurs le chiffre auquel aboutissait Orascom la veille en évoquant la cession de tous ses intérêts dans ECMS. A ce prix, la facture pour FTE serait augmentée de 460 millions d’euros.
Ceci étant, le groupe français rejette l’argument. « France Télécom rappelle que cette sentence, qui n’est pas une décision de marché, a été prise par le tribunal arbitral, suite aux initiatives successives d’Orascom Telecom », indique son communiqué en ajoutant qu’il n’est de surcroît « pas tenu, tant d’un point de vue juridique que des pratiques de marché, d’initier une offre publique d’achat obligatoire, a fortiori à un prix qui correspondrait peu ou prou à celui de la sentence arbitrale sur le holding MobiNil.»
D’après Jean-Yves Larrouturou, directeur général adjoint de France Télécom chargé du développement international, FTE n’a pas l’intention d’améliorer son offre. Pourtant, pour l’opérateur, l’intérêt de monter à 100 % demeure. Il récupérerait ainsi la totalité des dividendes d’ECMS et dénouerait entièrement ses liens avec Orascom avec lequel les relations ne semblent pas au beau fixe.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Drôle de paradoxe que ce PS qui persiste avec un programme social déconnecté des réalités économiques, aggravant la stagnation des salaires moyens dans une France en quête d’innovation et de croissance
La justice va désormais prendre le relais de la police pour juger les casseurs. L’an dernier, Gérald Darmanin avait jugé les peines « pas à la hauteur »