Fortescue allège la pression sur ses échéances de dette
Fortescue va pouvoir améliorer sa structure financière sans sacrifier ses actifs. La renégociation attendue de la dette bancaire du groupe australien a débouché sur l’attribution d’une ligne de crédit senior à 5 ans de 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros). Entièrement garantie par Credit Suisse et JPMorgan, cette nouvelle facilité repousse à novembre 2015 sa prochaine échéance de remboursement et supprime toute référence à des covenants bancaires. S’il n’a pas rendu public le taux d’intérêt payé à ses créanciers, le numéro quatre mondial du minerai de fer a souligné le niveau «très compétitif» des commissions perçues par les deux établissements.
La nouvelle ligne «sera utilisée pour refinancer l’ensemble des facilités bancaires existantes, en apportant à Fortescue des liquidités supplémentaires», indique le directeur général Nev Power, en ajoutant que le groupe a agi rapidement «afin d’être sûr que sa structure de bilan puisse faire face à une volatilité prolongée du marché». Fortescue va ainsi refinancer 3,6 milliards de dollars de dette arrivant à maturité, tandis que les 900 millions excédentaires renforceront sa trésorerie. A l’issue de l’opération, ses liquidités totales atteindront 6,6 milliards de dollars, dont 3,2 milliards de trésorerie au bilan et 3,4 milliards de facilités de crédit non tirées.
Malgré une dette financière brute en hausse de 75% à 8,5 milliards de dollars à fin juin d’une année sur l’autre, la menace de cessions d’actifs à prix cassés ou d’une augmentation de capital s’est donc éloignée. Fitch a néanmoins décidé de maintenir la note BB+ du groupe minier sous perspective négative, considérant que «le repli actuel des cours du minerai de fer, qui pèse sur le cash-flow d’exploitation, conduira Fortescue à s’endetter davantage pour financer ses extensions de capacité de production».
Si les prêteurs bancaires n’ont exigé aucune réduction de périmètre, Fortescue a annoncé avoir été sollicité par plusieurs parties tierces «en vue de nouer des partenariats sur certains de ses actifs». Il examine actuellement l’intérêt de telles opérations qui seront uniquement envisagées «si elles sont nettement créatrices de valeur pour les actionnaires». Au premier rang d’entre eux figure Andrew Forrest, fondateur du groupe et détenteur de 33% du capital, qui a dû se réjouir de la hausse de 17% de l’action hier sur la Bourse de Sydney.
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