Forte baisse des rémunérations des dirigeants des grandes sociétés cotées en 2009

En revanche, celles des patrons du compartiment C se maintiennent, constate la deuxième édition de l’étude du cabinet ATH
Bruno de Roulhac

L’année 2009 a été difficile pour les dirigeants des grandes sociétés cotées. Selon la deuxième édition de l’étude du cabinet ATH sur la rémunération de 400 dirigeants de 162 sociétés cotées (hors CAC 40 et banques/assurances), le niveau de rémunération globale a fortement baissé entre 2009 et 2008, jusqu’à -27% pour les patrons du compartiment A (voir tableau). En revanche, les rémunérations restent stables au sein du compartiment C.

ATH relève une meilleure communication des entreprises et un plus grand respect des exigences de gouvernance. Ainsi 66% des sociétés appliquent complètement les 10 tableaux de l’AMF, pour seulement 32% en 2008. Toutefois l’association invite à une meilleure harmonisation des concepts et à la suppression de certaines obligations obsolètes.

Seuls 58% des dirigeants ont perçu une rémunération variable (61% en 2008), en recul en moyenne de 26% à 207.000 euros. Si les sociétés précisent les critères d’attribution dans 91% des cas, ATH les jugent «encore trop généreux».

Ils ne sont plus que 29% à bénéficier d’actions de performance ou de stock-options, offrant une valorisation moyenne de 285.000 euros, allant de 423.000 euros (-53% en un an) pour le compartiment A à 109.000 euros (+5%) pour le compartiment C.

Si 25% des dirigeants disposent d’une indemnité de départ, elle concerne principalement les patrons du compartiment A (1 sur 2), et présente une large amplitude, de 6 à 28 mois de salaire. Un progrès est fait avec des conditions de performances précisées dans 71% des cas contre 50% en 2008.

Les retraites supplémentaires et rémunérations différées ne concernent que 20% des dirigeants, et les indemnités de non-concurrence 12%.

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