Ford revoit en baisse sa marge à cause des matières premières
Le repli de 2,3% à 1,65 milliard de dollars du bénéfice trimestriel net de Ford est surtout la conséquence de la forte baisse du cours des matières premières (cuivre, aluminium) qui a conduit le constructeur automobile américain à passer une dépréciation de 350 millions sur des positions de couverture. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net de 46 cents à fin septembre ressort 5% au-dessus des attentes des analystes, tandis que le chiffre d’affaires en hausse de 14% à 33,1 milliards bat de 10% le consensus.
Après avoir accru sa production de 12% à 656.000 véhicules sur le marché nord-américain au troisième trimestre, Ford a revu en hausse de 2,3% sa prévision pour le trimestre en cours à 660.000 unités. Constatant un ralentissement en Chine, le directeur financier Lewis Booth a estimé qu’en Europe, où des restructurations importantes ont été réalisées, «nous pourrions être dans une phase de croissance très lente en attendant que la crise de la dette souveraine soit résolue et que les programmes d’austérité finissent par avoir un effet sur l'économie».
Ayant signé la semaine dernière aux Etats-Unis un accord syndical limitant la hausse annuelle des coûts salariaux à moins de 1% d’ici 2015, Ford paraît en mesure de préserver sa position concurrentielle dans un environnement incertain. S’il économisera 400 millions sur ses coûts de structure cette année par rapport à ses précédentes estimations, il perdra la moitié de ces gains à cause des matières premières. Compte-tenu des pertes de couverture enregistrées, il table sur un recul de la marge opérationnelle de ses activités automobile à 5,7% en 2011 contre 6,1% en 2010.
Le calendrier concernant la reprise du versement d’un dividende n’a toujours pas été précisé, Lewis Booth ayant déclaré qu’une décision sera prise «dès qu’à notre sens le bilan pourra le supporter». Le groupe a ramené la dette de ses activités automobile de 14 milliards à 12,7 milliards de dollars au cours du troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, ces efforts lui permettront d'économiser «environ un milliard de dollars» en charges financières. Quant aux investissements industriels, une plus grande efficacité permettra de les limiter à 4,6 milliards cette année contre plus de 5 milliards prévus auparavant, sans remettre en cause aucun projet.
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