Ford divise par deux sa consommation de cash
Au vu des trimestriels de Ford, on peut déplorer que le déficit reste lourd dans les activités automobiles (1,9 milliard de dollars avant impôts) et qu’à l’exception de l’Amérique du Sud aucune zone ne soit bénéficiaire.
On peut aussi remarquer les progrès effectués en trois mois. C’est le choix qu’a fait le marché, saluant, à l’image de Global Insight, une « consommation opérationnelle de cash à un rythme plus mesuré ».
A -3,7 milliards de dollars, la fuite de liquidités est en effet deux fois moins élevée que sur le trimestre précédent (voir illustration). Ford le doit à une perte moins lourde (-42 % en glissement trimestriel), mais aussi à des investissements en baisse de 22 % (1,4 milliard) et à une gestion plus serrée du BFR. Sa variation reste négative de 1 milliard. Toutefois, ce chiffre a été divisé par trois par rapport à la moyenne des deux trimestres précédents.
De surcroît, Ford conserve une certaine marge. Car malgré ce cash-flow négatif, il a accru sa position brute de trésorerie, notamment en tirant sur une ligne de 10,1 milliards. Ainsi, à fin mars, il disposait de 21,3 milliards en caisse.
Pour l’année, Ford ne s’engage toujours pas sur un chiffre mais il a redit que ses sorties de cash seront « significativement inférieures à celles de 2008 », de 19,5 milliards. Un analyste de Barclays estime pour sa part que Ford pourrait terminer l’année avec 14,5 milliards de cash, laissant entrevoir une consommation inférieure à 7 milliards sur le reste de l’année. Pour Global Insight, il paraît de plus en évident qu’ils « n’auront pas besoin de l’aide du gouvernement ». C’est aussi ce qu’a réaffirmé le groupe.
Plus d'articles du même thème
-
La dynamique de création de cabinets de gestion de patrimoine ne faiblit pas
Trois nouveaux cabinets se sont lancés cette semaine. L'un d'eux rassemble huit associés fondateurs. -
Sagard clôture son troisième fonds de fonds dédié aux nouveaux gérants buyout au-dessus de sa taille cible
Cette activité héritée du rachat d'Unigestion parvient à réunir 520 millions d'euros, contre 400 millions d'euros prévus initialement. Plusieurs investissements ont d'ores et déjà été réalisés en Europe et aux Etats-Unis. -
La chute du real contraint la Banque centrale du Brésil
L’institution monétaire a laissé son taux directeur inchangé à 13,75%, marquant une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire, après la chute des actifs brésiliens. La crainte est une accélération de l’inflation malgré la faible conjoncture alors que le marché attend une politique budgétaire crédible.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
Reste à chargeDépenses de santé : pourquoi les moins de 65 ans paient plus que les retraités
Les actifs mettent davantage la main à la poche que leurs aînés, malgré des dépenses de santé plus élevées pour ces derniers, rapporte la Drees -
Des ombres et des ondesDésinformation et présidentielle : « La responsabilité des réseaux sociaux est considérable »
La campagne présidentielle française est déjà la cible de manipulations à grande échelle, au niveau des contenus diffusés sur Facebook, X et TikTok, comme des algorithmes qui les favorisent -
L’accord parfait
A la tête d’Interparfums depuis près de quarante ans, Philippe Bénacin est un patron atypique qui revendique une méthode à contre-courant, forgée par de profondes convictions, ses intuitions et une bonne dose d’audace.