Foncière Lyonnaise refinance une ligne de crédit de 350 millions d’euros
Société Foncière Lyonnaise (SFL) finit l’année à l’abri du besoin. La société d’immobilier vient de signer un crédit corporate revolving sans garantie sur les actifs d’un montant de 350 millions d’euros auprès de huit banques (Banque de l’économie du commerce et de la monétique, BNP Paribas, CA CIB, Crédit Agricole d’Ile-de-France, Crédit Foncier de France, HSBC, Natixis et Société Générale). D’une durée de cinq ans, cet emprunt est destiné à refinancer une ligne de 200 millions d’euros et à procurer au groupe 150 millions d’euros de financement additionnel pour couvrir les besoins liés à l’activité et les investissements.
SFL ne communique pas les détails de l’emprunt mais Nicolas Reynaud, le directeur financier du groupe, indique à L’Agefi que la marge «se situe dans une zone inférieure à celle négociée lors du refinancement en 2009». Au 30 septembre dernier, l’endettement net du groupe s’élevait à 1,18 milliard d’euros, en légère diminution par rapport au 30 juin 2010 (1.216 millions) et représente 35,6% de la valeur d’expertise du patrimoine.
«Les prises de ligne sont encore assez réduites dans l’environnement actuel par rapport aux niveaux de 2006 ou de 2007, mais nous sommes tout de même parvenus à augmenter le montant de 50 millions d’euros par rapport à celui du refinancement de 2009 (300 millions d’euros)», note Nicolas Reynaud. Le financement étant global, SFL est libre d’allouer les fonds disponibles au type d’actifs qu’il souhaite.
Le groupe précise que ce crédit ne servira pas à couvrir la montée au capital de Siic de Paris puisque cette opération sera financée par l’apport de deux actifs. L’AG de Siic de Paris doit approuver l’opération le 27 décembre prochain. SFL détiendra alors 29,99% du capital de la foncière aux côtés de Realia Patrimonio qui contrôlera 60%. La valeur finale retenue pour les actifs apportés par SFL a été arrêtée à environ 286 millions d’euros.
Le refinancement de la dette conclu la semaine dernière pourrait être suivi de nouvelles opérations l’an prochain. «Nous n’avons pas encore de dette obligataire mais cela fait partie des options que nous étudierons l’an prochain en fonction des conditions de marché», précise le directeur financier de SFL.
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