Le groupe vient aussi de refinancer la tour CB 21 à La Défense pour 290 millions d’euros sur 5,5 années
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Bruno de Roulhac
Dans un contexte de marchés immobiliers et financiers atones, Foncières des Régions (FdR) accélère son désendettement. Fin juin 2009, la foncière a réduit sa dette nette de 775 millions à 5,56 milliards d’euros.
Une amélioration permise notamment par 633 millions d’euros de cessions (pour un prix inférieur de 2,9 % aux valeurs d’expertise de fin 2008), alors que l’objectif 2009 était de 500 millions, après déjà 1,9 milliard d’euros de cessions en 2007 et 2008. Revers de la médaille, la hausse du résultat net récurrent sera moins forte au second semestre qu’au premier (+8 % à 152 millions) du fait de ces cessions. Leur impact dilutif est de l’ordre de 5 % du résultat, compte tenu d’un taux de rendement moyen des cessions de 6,5 %, contre un rendement moyen de 7 % pour le groupe, a précisé FdR à Reuters.
Par ailleurs, la foncière vient de refinancer la tour CB 21 à La Défense pour 290 millions sur 5,5 années (échéance 2015), le plus gros refinancement d’un immeuble de bureaux en France depuis le début de l’année. DekaBank et la Société Générale sont venus rejoindre Calyon, HSBC et Natixis dans ce financement relais, qui vient rallonger le profil de la dette du groupe (voir graphique).
De plus, le groupe a renégocié ses conventions bancaires, obtenant un relèvement du plafond de son ratio dette sur valeur d’actifs (loan to value LTV) de 65 à 70 % pour deux ans (jusqu’à la fin du premier semestre 2011) sur 1,3 milliard d’euros de dette. Fin juin 2009, ce ratio LTV restait stable à 58,8 % en raison de la baisse de valeurs de ses actifs (-4 % à périmètre constant), tandis que le ratio de couverture des intérêts (ICR) progressait légèrement de 2,02 à 2,09, respectant le covenant de 1,9.
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