Finmeccanica travaille d’arrache-pied pour retrouver une crédibilité
Quelques mois seulement après avoir cédé au fonds américain First Reserve 45% de sa division énergie (Ansaldo Energia) pour 642 millions d’euros, Finmeccanica poursuit ses efforts pour retrouver sa crédibilité auprès des investisseurs. Ces derniers n’ont pas manqué de saluer la semaine dernière l’information relayée par diverses sources selon laquelle l’activité ferroviaire du groupe italien suscite l’intérêt du français Alstom, de l’américain General Electric ou du canadien Bombardier. Alstom pourrait chercher à nouer un partenariat, selon le quotidien transalpin Il Sole 24 Ore.
Finmeccanica n’a pas démenti la nouvelle, rappelant s’être engagé à communiquer publiquement sur le devenir de son activité ferroviaire à l’issue d’une revue stratégique en cours, rendue publique fin juillet par le directeur général Guiseppe Orsi à l’occasion de la présentation de résultats semestriels décevants. Les analystes crédit de CM-CIC Securities soulignent qu’«une décision pourrait être prise d’ici la fin de l’année».
Guiseppe Orsi a récemment affirmé dans un entretien au quotidien Il Secolo XIX qu’il souhaitait renforcer Ansaldo STS et Ansaldo Breda, pourquoi pas en fusionnant les deux sociétés en prélude à une vente. Une sortie de ce secteur, qui regroupe Ansaldo STS (coté et détenu à 40%) pour le matériel roulant et d’Ansaldo Breda (non coté et intégralement détenu) pour le matériel roulant, permettrait à Finmeccanica de poursuivre son recentrage vers l’aéronautique et la défense. A la faveur des rumeurs, le titre Ansaldo STS a bondi de 20,6% la semaine passée en Bourse de Milan, portant sa capitalisation boursière à la lisière du milliard d’euros. En revanche, Ansaldo Breda, déficitaire, pourrait être cédé «quasi gratuitement» selon les analystes de Mediobanca. Pour CM-CIC Securities, «GE est l’acteur qui d’un point de vue du financement aurait le plus de facilité à acquérir ces actifs».
Citant un «expert du secteur», Les Echos relèvent pourtant que l’acquisition d’Ansaldo STS permettrait à Alstom de donner naissance à «un géant mondial de la signalisation ferroviaire». Cette source estime que le mouvement de consolidation du ferroviaire en Europe semble opportun «face à la montée en puissance de la Chine, alors que l’industrie européenne est émiettée et compte plusieurs acteurs de poids (Alstom, Siemens, Ansaldo, Talgo)».
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