Fiat se met en ordre de marche pour sa scission
La scission de Fiat est plus que jamais sur les rails. Le groupe vient de mettre la dernière touche à son projet qui dès le début 2011 donnera naissance à deux structures: Fiat spa (activités auto) et Fiat Industrial (camions, matériel agricole, activités marines…).
Cette dernière étape a trait au bilan. Fiat Industrial a ainsi obtenu la semaine passée un financement de 4 milliards d’euros en deux tranches de la part de 8 banques (Banca IMI, Barclays Capital, BNP Paribas, Citigroup, CA CIB, SG CIB, RBS et UniCredit).
La première tranche est constituée d’un prêt à terme de 2,4 milliards d’euros sur un an (extensible d’un an). Ces 2,4 milliards d’euros doivent être refinancés sur le marché obligataire, a priori au premier trimestre 2011. La seconde tranche, de 1,6 milliard, est une facilité de crédit revolving d’une durée de trois ans sur laquelle le groupe paiera une marge de 175 points de base au-dessus de l’Euribor. Souscrite par les huit établissements, cette tranche est actuellement en cours de syndication.
Comme l’a précisé Fiat, ce financement va servir pour «les besoins courants et les besoins en fonds de roulement, incluant le remboursement par Fiat Industrial après la scission, des financements accordés par Fiat jusqu’à la date de scission».
L’opération de séparation des deux entités nécessite en effet quelques réaménagements au niveau du bilan, la future structure automobile devant recevoir 80% de la dette obligataire. A l’origine, le groupe avait tablé sur une dette industrielle nette (hors activités financières) de 5 milliards fin 2010, répartie à 50/50 entre les deux entités.
Toutefois, les derniers résultats ont permis d’affiner quelque peu les projections. Fin octobre, Fiat a précisé que sa dette serait en fin d’année «juste en dessous de 4 milliards d’euros».
Conséquence, «la structure post-scission devrait plutôt tendre vers une répartition à 60/40 (60% pour Fiat Industrial, 40% pour Fiat spa)», selon CreditSights.
Cette nouvelle configuration devrait largement profiter à la future entité automobile, celle qui intéresse au premier chef les porteurs obligataires. En supposant une dette nette de 2,5 milliards, elle aurait affiché un levier de 0,9 fois l’Ebitda. Mais compte tenu du moindre endettement qu’elle aura à supporter, son levier devrait plutôt avoisiner les 0,5 en fin d’année.
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