Faurecia se voit contraint de réduire ses objectifs de marge opérationnelle
A la veille de l’annonce du plan de soutien à la filière automobile par le gouvernement et de la publication des résultats de PSA, sa filiale Faurecia vient de revoir à la baisse ses perspectives de marge opérationnelle pour 2012, après une baisse de 11% au premier semestre. La filiale de PSA table désormais sur une rentabilité de 560 à 610 millions d’euros, contre une fourchette initiale de 610 à 670 millions, soit une baisse de 6 à 14% par rapport à 2011. Le consensus Bloomberg mise actuellement sur 602 millions. L’exposition favorable de Faurecia aux constructeurs allemands (39% de ses ventes) ne compensera que partiellement la baisse de la production automobile sur le Vieux Continent. Le groupe reste pénalisé par son exposition européenne (59% de son chiffre d’affaires, contre 66% un an plus tôt). La semaine dernière, son concurrent Plastic Omnium avait publié des résultats en forte hausse, profitant de sa forte exposition à l’international (83% de ses ventes).
Toutefois, l’équipementier relève son objectif de chiffre d’affaires de 4% à 17-17,4 milliards d’euros pour 2012, soit une hausse de 6% par rapport à 2011, porté par la croissance hors Europe. Ce qui devrait entraîner un recul du taux de marge opérationnelle de 4% en 2011 à environ 3,4% en 2012, pour un consensus encore à 3,6%. La marge s’est déjà effritée de 70 points de base à 3,5% au premier semestre.
L’annonce de nouvelles mesures de restructurations pour l’Europe, qui pèseront de 80 à 90 millions sur les comptes 2012, n’a pas suffi à soutenir le titre (-0,31% à 12,7 euros). L’équipementier veut réduire les coûts fixes, sans toucher à la R&D. Une nécessité alors qu’il a clôturé le premier semestre avec un cash flow net négatif de 119 millions d’euros. Les restructurations seront accélérées de 80 à 90 millions d’euros sur 2012-2013, avec notamment une délocalisation plus rapide que prévu vers l’Europe de l’Est. Pour l’ensemble du groupe, les investissements industriels et les charges de développement seront plafonnées à 800 millions par an. Au premier semestre les investissements ont doublé à 266 millions d’euros, dont la moitié consacrée à la croissance hors Europe.
En dépit de la faible visibilité sur la fin de l’année, les analystes restent positifs sur le titre qui se paye à des multiples «en moyenne 40% inférieurs à son historique», note CM-CIC, et 38% en dessous de ses pairs, précise Oddo.
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