Faurecia parvient à obtenir l’assouplissement de ses clauses bancaires
Faurecia est parvenu à sécuriser 1,4 milliard d’euros de facilités de financement (un crédit bancaire de 1,17 milliard et un prêt de 250 millions de sa maison mère PSA), et a obtenu un crédit complémentaire de 213 millions d’un syndicat de banques françaises.
Les deux premières facilités (1,42 milliard) ont été renégociées pour adapter les clauses contractuelles (covenants) à l’effondrement du marché automobile, qui se ressentira sur les comptes 2009 de Faurecia, notamment au premier semestre. En février l’équipementier anticipait pour 2009 une baisse de chiffre d’affaires de 20 % en Europe et de 30 % en Amérique du Nord, avec un recul « nettement plus accentué » au premier semestre.
Jusqu’alors le crédit syndiqué et la dette obligataire étaient soumis au respect de deux covenants : un ratio dette nette sur Ebitda inférieur à 3,5 et un ratio Ebitda sur frais financiers supérieur à 4,5. Or, Faurecia anticipe que ces ratios « pourraient ne pas être respectés » au 30 juin 2009 et vient de signer de nouveaux accords, avec le crédit syndiqué et avec PSA (voir tableau). Parallèlement, Faurecia prend l’engagement de maintenir sa dette financière nette en deçà de 1,8 milliard d’euros (1,6 milliard fin 2008). Au 30 juin 2009, les deux ratios sont neutralisés et l’engagement ne porte que sur la dette nette. Au 31 décembre 2009, le montant d’Ebitda calculé pour les ratios correspondra à deux fois l’Ebitda du second semestre 2009.
En revanche, les ratios initiaux s’appliquent toujours pour l’emprunt obligataire de 300 millions d’euros d’échéance novembre 2010. Le crédit complémentaire de 213 millions permettra à l’équipementier de financer l’éventuel remboursement anticipé de cette émission obligataire.
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