Faurecia est affûté pour une poursuite de la concentration en 2011
Faurecia aborde l’année 2011 revigoré. Grâce à une forte progression des volumes tout au long de 2010 (+19% pour le chiffre d’affaires annuel), même au second semestre où l’effet de la reprise du marché automobile aurait pu perdre en intensité, et grâce à un maintien des frais de structure, l’équipementier automobile est redevenu largement bénéficiaire. Le résultat net s’élève à 201,7 millions d’euros, contre une perte de 433,6 millions d’euros en 2009. Le résultat opérationnel ressort à 456 millions d’euros, soit une marge de 3,3%, au-dessus des attentes des analystes financiers. En 2009, il était négatif de 91,7 millions d’euros. Le cash-flow atteint 222 millions d’euros. Conséquence, la direction du groupe a décidé de reprendre le service du dividende, suspendu depuis 2005. Il versera 0,25 euro par action, soit 6 millions d’euros au total, dont 57,4% reviendront à PSA Peugeot-Citroën, l’actionnaire de référence de Faurecia.
Porté par cet élan, l’équipementier automobile entend accélérer le rythme en 2011: hausse du chiffre d’affaires comprise entre 4,6% et 8,2% à périmètre constant (soit entre 14,8 et 15,3 milliards d’euros), nouvelle progression de la marge opérationnelle dans une fourchette de 3,4% à 4,1%, et enfin un cash-flow maintenu à plus de 200 millions d’euros. Des objectifs supérieurs d’environ 10% par rapport au consensus d’analystes et qui devraient être affinés, voire relevés, au printemps.
Surtout, Yann Delabrière, le PDG de Faurecia, entend profiter de cette bonne passe pour poursuivre la politique d’acquisitions relancée fin 2009. Même si la crise du marché automobile est passée, «la consolidation du marché va se poursuivre», affirme le PDG, «avec quelques gros poissons et un peu plus de poissons de taille moyenne». Septième équipementier mondial, Faurecia nage plutôt dans ce deuxième aquarium mais ne manque pas d’appétit d’autant que les acquisitions d’Emcon et de Plastal ont largement répondu aux attentes. Revenue à 1,2 milliard d’euros fin 2010, la dette nette représente encore 1,3 fois le résultat opérationnel mais, avec la génération de trésorerie actuelle, le ratio devrait tomber à une fois en 2012, indique Faurecia.
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