Eurosic mène à marche forcée son développement et l'évolution de son actionnariat
Eurosic et ses actionnaires sont au four et au moulin. Dans la foulée de la recomposition d’une majorité du capital intervenue le mois dernier et dans l’attente de l’offre publique d’achat volontaire de la part du principal actionnaire, Batipart, la foncière a annoncé hier l’ouverture de négociations exclusives en vue du rachat d’un portefeuille de bureaux pour près de 350 millions d’euros. Soit tout de même un quart de la valeur de son patrimoine au 31 décembre dernier.
Eurosic est entrée en discussions exclusives jusqu’au 31 juillet avec GE Capital Real Estate France concernant l’acquisition d’immeubles de bureaux dont la valorisation droits inclus s’élève à 346 millions selon la société, qui évoque des actifs récents et situés dans de grandes métropoles (Toulouse, Nantes, Lyon) et en première couronne de l’agglomération parisienne.
La foncière précise que l’acquisition serait financée à parts égales par un financement bancaire et par une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription. Le prix de souscription ne pourrait être inférieur à 34,30 euros par action, qui est celui de l’offre volontaire envisagée par Monroe, la filiale de Batipart à la tête de 19,4% du capital d’Eurosic depuis la recomposition réalisée le mois dernier à ce même cours. Cette recomposition avait concerné 52,2% du capital, avec la sortie de Nexity et de la Banque Palatine au profit, outre Batipart, de Predica, d’ACM Vie et de Covéa.
Batipart a d’ailleurs publié hier des détails concernant son projet d’offre valorisant Eurosic à 610 millions d’euros. Le dépôt de la note d’opération auprès de l’AMF est attendu le 18 juillet, prélude à une période initiale d’offre de cinq semaines. De quoi permettre vraisemblablement à Eurosic d’envisager son augmentation de capital à l’automne, à l’issue de l’offre de Batipart. Prochain rendez-vous prévu, la publication des comptes semestriels d’Eurosic, le 18 juillet aussi.
En réalité, au regard des engagements de ne pas apporter à l’offre de la part de certains actionnaires, dont ceux cités plus haut, l’opération visera 25% du capital, portant la part de Batipart à 44,4% au plus. Son objectif se situe entre 35 et 40%, le financement l’opération étant assuré par un crédit bancaire octroyé par le CIC Est et BNP Paribas. En hausse de 2,26% hier, le titre Eurosic a clôturé à 34,80 euros, au-delà du prix offert par Batipart.
Plus d'articles du même thème
-
Abivax rassure sur la sécurité d'un de ses traitements et rebondit en Bourse
De premiers résultats de phase 3 pour son candidat médicament contre la rectocolite hémorragique avaient inquiété sur son niveau de sécurité, entraînant une forte chute de la biotech en Bourse début juin. -
L'inflation française est tombée sous 2% en juin
Le repli des cours du pétrole a permis de ralentir la hausse des prix. La consommation a également rebondi le mois dernier. -
Bureau Veritas sort de l'inspection des produits pétroliers et du charbon
Le groupe va vendre ses activités dans le domaine pour une valeur d'entreprise de 470 millions d'euros, soit un peu plus d'une fois le chiffre d'affaires.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La fin d’une « niche sociale boostée » : l’aide à domicile va coûter plus cher à partir de mercredi
Mesure d’économie pour les finances publiques, l’âge pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales pour les aides à domicile est relevé à 80 ans à partir du 1er juillet. -
Phase de poulesPhilippe Brun, un outsider à l’assaut de la primaire interne du PS
Dans le sillage d’Arnaud Montebourg, dont il avait fait la campagne en 2022, le député de l’Eure aborde cette compétition interne dans le rôle du « candidat des salaires ». Sa proposition d’instaurer une CSG progressive vise à rapprocher le salaire brut du net pour renouer avec les ouvriers et les employés qui se sont détournés de la gauche de gouvernement. -
Thermomètre
Avec l'acétamipride, le monde agricole espère vivre son moment climatisation
Le sort du produit phytosanitaire doit être étudié au Sénat dans la loi d'urgence agricole. Nombre d'agriculteurs veulent faire du débat un test pour la classe politique : est-elle capable de renoncer aux anathèmes pour revenir à la raison ?