Europcar peine à maintenir sa rentabilité

Le groupe de location de voitures enregistre une stagnation de son chiffre d’affaires au premier semestre, mais améliore son mix
Bruno de Roulhac

Au regard des conditions de marché et des résultats semestriels d’Europcar, l’introduction en Bourse du groupe de location de voitures ne semble toujours pas pour demain... «Eurazeo est là dans la durée, pour réaliser un plan de transformation qui va s’installer sur les trois ans», déclarait Philippe Guillemot, le directeur général d’Europcar , mi-juillet. Ce plan, dévoilé en début d’année, prévoit une croissance annuelle de 6 à 6,5% du chiffre d’affaires à horizon 2013 et une progression supérieure du résultat opérationnel ajusté.

Le groupe de location de voitures n’en est pas encore là. Au premier semestre 2011, le chiffre d’affaires est resté quasiment inchangé (+0,1%) à 910 millions d’euros, mais est «de meilleure qualité, en raison d’un meilleur ‘mix segments’», souligne Philippe Guillemot. En effet, le chiffre d’affaires moyen par jour progresse légèrement de 1,5% à taux de change constants. Autre conséquence de cette gestion du mix, la taille moyenne de la flotte a été réduite de 2,3% avec des réductions dans les segments non rentables. Parallèlement, le taux d’utilisation de la flotte progresse de 0,3 point à 73%. Toutefois, «l’activité affiche une dépendance au climat économique général et dans un environnement macroéconomique difficile les revenus pourraient subir une pression baissière», prévient la recherche crédit de Tullett Prebon.

Du côté de la rentabilité, le plan à trois ans ne se traduit pas encore dans les comptes, avec une baisse de 1,9% du résultat d’exploitation ajustée à 61 millions, soit une marge de 6,7% (-20 points de base). Pour autant, «l’amélioration de la rentabilité sous-jacente, reflet du meilleur mix commercial, des gains de productivité et de la réduction des coûts» a permis d’investir 8 millions d’euros dans les initiatives marketing, souligne le groupe.

De plus, Europcar accroît sa perte nette, passant de -51 millions un an plus tôt à -71 millions, en raison notamment d’une hausse de 10% des frais financiers à 111 millions d’euros. Toutefois, le groupe «devrait bénéficier dès début 2012 d’une baisse des frais financiers en raison des nouvelles conditions de refinancement plus avantageuses, ce qui devrait atténuer la pression sur les résultats», ajoute Tullett Prebon. Quant au cash-flow libre, toujours négatif, il s’améliore, passant de -261 millions d’euros à -200 millions en un an.

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