Eurofins Scientific vise un doublement de son chiffre d’affaires d’ici à 2017
Le scandale de la viande chevaline, utilisée dans certains plats surgelés sans qu’il en soit fait mention, n’aura pas fait que des victimes. Il a contribué à mettre davantage en lumière l’expertise d’Eurofins Scientific, leader mondial dans les tests de produits alimentaires et pharmaceutiques, également numéro un de l’analyse environnementale.
Avec un chiffre d’affaires de 1,04 milliard d’euros en progression de 25,9% l’an dernier, le groupe a d’ailleurs dépassé le seuil d’un milliard qu’il s’était fixé, après avoir revu par deux fois ce chiffre à la hausse. Il a également renforcé sa position concurrentielle sur la plupart de ses marchés, «soit en tirant profit de l’effet taille de son réseau et de son infrastructure, soit par des acquisitions stratégiques», commentent les analystes de Gilbert-Dupont.
Confirmant le doublement anticipé de son chiffre d’affaires d’ici à 2017, ce qui implique une progression annuelle légèrement inférieure à 14%, Eurofins Scientific espère y parvenir grâce à «une croissance organique de 5% par an, complétée par des acquisitions d’un montant annuel d’environ 120 millions d’euros». Cela se compare à une vingtaine d’acquisitions effectuées l’an dernier pour 80 millions au total.
Alors que ses investissements industriels ont atteint 64,5 millions en 2012, Eurofins indique qu’il va accélérer ce rythme en investissant un montant cumulé d’environ 500 millions entre 2013 et 2017. Sur cette période, il compte générer une marge d’Ebitda ajustée constamment supérieure à 20%, contre 19,8% en 2012, hors coûts de restructuration ou de lancement d’activités nouvelles, qui se sont élevés à 25 millions sur l’exercice écoulé.
Pour 2013, Eurofins prévoit désormais 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires mais laisse inchangée sa prévision d’un Ebitda ajusté d’au moins 120 millions. Ceci «montre que le groupe reste prudent dans sa capacité à augmenter rapidement ses marges dans un contexte de poursuite de réalisation de croissance externe», relève Gilbert-Dupont. Compte tenu d’une dette nette de seulement 0,8 fois les fonds propres fin 2012 et d’un cash flow libre stable à 37 millions, le conseil d’administration du groupe proposera une hausse de 25% du dividende à 1 euro par action, soit un taux de distribution de 23%.
Plus d'articles du même thème
-
UBS a contribué à la vague de rachats chez Blue Owl
Le groupe bancaire UBS a conseillé à certains clients de sa banque privée, particulièrement exposés à la dette privée, de réduire leurs allocations, rapporte le Financial Times. Cette recommandation a lourdement pesé sur le Technology Income Fund de Blue Owl, dont environ 60% du capital provenait de clients UBS, principalement asiatiques. Le fonds a subi environ 400 millions de dollars de retraits au quatrième trimestre 2025, puis des demandes représentant plus de 40% de sa valeur début 2026. L’épisode illustre la dépendance des fonds semi-liquides aux grands réseaux de banque privée, estime le FT. -
PSG Equity prend le contrôle de l'éditeur de logiciels BrightAnalytics
Dans un contexte marqué par l'essor de l'intelligence artificielle et la pression sur les valorisations du software, PSG Equity investit dans BrightAnalytics pour soutenir son développement international. -
Le fardeau des actifs non cédés s'alourdit dans le private equity
Si le marché des sorties affiche son meilleur trimestre depuis deux ans, une poignée de méga-cessions masque un stock d'actifs toujours plus difficile à écouler.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Otan : la rhétorique de Trump contamine doucement la population américaine
La confiance dans l’Alliance atlantique s'érode aux États-Unis où, sous l’influence de Donald Trump, 43 % des Américains doutent désormais d'un soutien européen en cas d’attaque -
« Il menace de tout faire basculer » : pourquoi le phénomène climatique El Niño inquiète les experts
Sécheresses, moussons, typhons... Le phénomène climatique El Niño est de retour et il pourrait être l'un des plus puissants connus à ce jour, avec des conséquences dramatiques dans le monde -
Troisième acteQuels chantiers pour la rentrée 2026 ? L'agenda senior des entreprises
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière, pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle